Glitterati, ou l’histoire du film maudit du scénariste de Pulp Fiction

A l’occasion du retour dans les salles obscures du réalisateur Roger Avary, avec la sortie du film « Lucky Day », AlloCine est revenu sur un film énigmatique du réalisateur qui n’est jamais sorti en salle. Glitterati, c’est le titre du film, a été tourné en 2001, mais pour diverses raisons (éthiques, licences légales…), il n’a jamais pu être présenté au public.

C’est comme si Glitterati était un « film maudit » !

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Glitterati, le pont entre Les Lois de l’attraction et Glamorama

Depuis Les Lois de l’attraction, sorti en 2002 et inspiré de l’ouvrage de Bret Easton Ellis, Roger Avary a été absent du grand écran. Il signe enfin son retour avec Lucky Day. Mais ce que beaucoup ne savent pas, c’est que le scénariste de Pulp Fiction a signé en 2004 un mystérieux film intitulé Glitterati. Le film mettait en scène le périple en Europe d’un étudiant américain du nom de Victor Ward (interprété par Kip Pardue). C’est un personnage qui apparaît déjà dans Les Lois de l’attraction et qui sera par la suite le héros de Glamorama, inspiré d’un autre roman de Bret Easton Ellis.

Glitterati est une version longue de la séquence en accélérée du voyage de Victor dans Les Lois de l’attraction. Environ 70 heures de rushes ont été filmées. Le film devait servir de pont entre Les Lois de l’attraction et Glamorama. Avary lui-même a décrit Glitterati comme une « esquisse au crayon de ce qui sera finalement la peinture à l’huile de Glamorama ».

Un film « maudit » jamais sorti en salle

Dans Glitterati, on verrait Kip Pardue parcourir l’Europe, dans la peau de son personnage. Mais le film comporterait également des scènes de sexe de Pardue avec les nombreuses femmes qu’il aurait séduites tout au long de son parcours. Sauf que ces scènes de sexe auraient été filmées en caméra cachée, sans le consentement des principales intéressées. Un procédé tout à fait illégal et douteux qui explique sans doute pourquoi le métrage n’est jamais sorti et ne sortira jamais en salle.

Glitterati a été présenté à Bret Easton Ellis lors d’une projection privée, et il a lui-même qualifié le film d’« extrêmement explicite ».

Outre l’aspect légal, on ne saura jamais si Glitterati a été frappé par une sorte de « malédiction » qui le condamna à rester dans l’anonymat. Par la suite, Avary a dû faire face à des ennuis judiciaires, et il a été condamné à un an de prison pour homicide involontaire en 2008.