Gmail : des sénateurs US questionnent Google sur ses pratiques de confidentialité

En juillet 2018, le Wall Street Journal a dressé un rapport sur le fait que certains fabricants de logiciels interagissant avec les services de messagerie comme Gmail consultaient les e-mails des utilisateurs et partageaient même leurs données à des tiers.

Depuis, les législateurs américains ont lancé une enquête et ont demandé à Google de leur en dire davantage sur ces développeurs qui enfreignent le principe de confidentialité. Toutefois, la firme s’est abstenue de fournir une réponse directe à cette question en axant ses réponses sur ses politiques d’analyse et d’ajouts de logiciels supplémentaires sur sa plateforme.

Ce n’est que partie remise puisque les sénateurs US pourront revenir à la charge sur les opérations de Gmail le 26 septembre 2018.

Les données des utilisateurs dispersées entre différents services

Un vent de panique a soufflé sur le monde des services de messagerie et des réseaux sociaux depuis que Facebook a avoué qu’il ne faisait pas grand-chose pour surveiller les activités de ses partenaires sur sa plateforme.

En conséquence, un examen minutieux a été effectué dans le monde entier pour voir comment les données des utilisateurs étaient partagées entre les différentes plateformes technologiques comme Google, Facebook et leurs partenaires.

Normalement, les extensions sur Gmail ne peuvent être activées sans l’accord préalable des utilisateurs. Elles leur permettent, par exemple, de respecter la deadline de l’envoi d’un e-mail, d’avoir des remises sur les prix des détaillants et de mieux gérer leur courrier indésirable. Les règles de Google stipulent que les éditeurs de logiciels doivent informer les utilisateurs sur la manière dont ils collectent et partagent leurs données avant d’installer ces modules supplémentaires.

Plus de détails lors de l’audience du 26 septembre 2018

Dans une lettre ouverte adressée aux sénateurs américains et rendue publique le 20 septembre 2018, Google a déclaré qu’il se fiait aux analyses automatisées et aux rapports de ses experts en sécurité pour contrôler les ajouts de logiciels tiers sur sa plateforme.

Bien que cette réponse n’ait pas répondu aux interrogations des législateurs, ceux-ci pourront demander plus de détails à Google lors de l’audience du Comité du commerce sur les pratiques de confidentialité qui se tiendra le 26 septembre 2018 et lors de laquelle seront présents les représentants de Twitter, Google, AT&T et Apple.

En mars 2018, les spécialistes en logiciels ont déjà déclaré à Reuters que l’audit des logiciels interagissant avec les services de messageries était très laxiste.

Mots-clés gmailgoogle