Google : AdSense et AdWords sont dans le collimateur de Bruxelles

Google se trouve une nouvelle fois dans le collimateur de Bruxelles. La commissaire européenne à la concurrence envisagerait en effet de lancer une procédure contre le géant américain. En cause cette fois, deux de ses services : AdWords et AdSense. Des concurrents dénoncent en effet des causes d’exclusivité publicitaires déloyales, des clauses qui leur porteraient directement préjudice.

Pas de doute, les avocats de Google ne vont pas s’ennuyer dans les mois à venir. La firme américaine risque en effet d’être poursuivie pour la troisième fois par l’Union Européenne.

Google UE

Google se trouve une nouvelle fois dans le collimateur de la commission européenne à la concurrence.

C’est en tout cas ce que trois sources distinctes ont déclaré à Reuters un peu plus tôt dans la semaine.

L’Union Européenne aurait-elle une dent contre Google ?

D’après ces dernières, Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence, travaillerait sur deux actes d’accusation visant Google.

Ils seraient tous les deux complémentaires, bien entendu. Le premier se focaliserait ainsi sur la publicité et le second sur la recherche en ligne. Comme à chaque fois, l’entreprise est suspectée de tirer profit de sa position dominante.

Ce n’est pas la première fois que la commission européenne s’intéresse à AdWords et à AdSense. En réalité, les conditions d’utilisation de ces services sont même dans le collimateur de l’exécutif européen depuis plusieurs années maintenant à cause de certaines clauses et de certaines restrictions touchant les annonceurs.

Bien sûr, cette procédure est loin d’être anodine puisque Google tire la majorité de ses revenus de ces deux programmes. La publicité a en effet rapporté un peu plus de 75 milliards de dollars à l’entreprise l’année passée, soit environ 90 % du CA annuel d’Alphabet.

Les dossiers s’accumulent

Il faut tout de même rappeler que ce n’est pas la première fois que la commission européenne s’intéresse aux affaires de l’entreprise. En réalité, ces actes d’accusation viendraient s’ajouter à deux autres dossiers.

La commission européenne reproche en effet au célèbre moteur de recherche de tromper les consommateurs en manipulant les SERP. Google aurait en effet tendance à privilégier ses propres services au détriment de ceux de ses concurrents.

En outre, l’entreprise est aussi accusée d’abus de position dominante au niveau de sa plateforme mobile, Android. Elle obligerait en effet les fabricants de smartphones à préinstaller ou à privilégier certains de ses outils et certains de ses services.

Cela n’a l’air de rien mais si l’abus de position dominante est confirmé, alors Google pourrait être condamné à payer une lourde amende.