Google est accusé de favoriser ses services sur Android

Google se trouve une fois de plus dans le collimateur de la Commission européenne. Cette dernière accuse effectivement la firme de favoriser ses propres services et ses propres logiciels sur Android. Et attention car le géant américain s’expose du même coup à une très lourde amende. S’il souhaite l’éviter, il va devoir apporter pas mal de changements à sa plateforme mobile.

Bruxelles a conduit une enquête approfondie pendant une année pour en arriver à ces conclusions. Une enquête qui a été dirigée par Margrethe Vestager et donc par la commissaire européenne à la Concurrence.

Android Bruxelles

Google se trouve encore dans le collimateur de Bruxelles.

Le rapport de l’enquête a été publié le 20 avril dernier et il a été transmis dans la foulée à Google.

Google aurait tendance à favoriser ses propres services sur Android

Mais qu’est ce qui lui est reproché, au juste ?

Comme indiqué un peu plus haut, Bruxelles reproche à Google de favoriser ses propres services sur Android afin d’exclure les produits développés par ses concurrents.

Le rapport cite notamment le cas de la recherche en ligne. L’enquête a ainsi démontré que Google Search était configuré par défaut sur la plupart des terminaux fonctionnant sous Android. Même chose pour le navigateur web et donc pour Chrome qui est livré sur les smartphones et les tablettes propulsés par la plateforme.

En soi, ce n’est pas un problème mais Bruxelles reproche à l’entreprise de ne pas laisser suffisamment de libertés aux constructeurs. Preuve en est, s’ils souhaitent installer ne serait-ce qu’une seule application de la marque sur leurs appareils, alors ils doivent s’engager à ne pas modifier le coeur du système.

Attention cependant car le rapport rendu ne constitue pas une plainte.

Google a douze semaines pour répondre

En réalité, pour le moment, la Commission européenne ne fait que pointer du doigt ce qui ne va pas et elle laisse donc la possibilité à Google de s’expliquer. La firme a désormais douze semaines pour répondre. Si elle le souhaite, elle peut également solliciter une audience pour s’expliquer et pour donner sa version des faits.

Suite à la publication de ce rapport, elle a d’ailleurs publié un communiqué officiel. Il indique en substance que les points relevés par Bruxelles n’ont rien de problématiques et qu’ils ont aussi permis à l’entreprise de créer un formidable écosystème véhiculant de belles valeurs, avec de gros morceaux d’open source dedans.

Elle n’a d’ailleurs pas manqué de citer l’exemple d’Amazon qui a développé un fork complet à partir de sa solution.

Maintenant, toute la question est évidemment de savoir si la Commission européenne sera réellement sensible à ces arguments.