Google est dans la ligne de mire des autorités de régulation de la concurrence de l’Union Européenne

Reuters nous rapporte le vendredi 29 novembre dernier être tombé sur un document qui indique que les autorités de réglementation antitrust de l’Union Européenne (UE) veulent en savoir plus sur les pratiques de Google en matière de collecte de données.

Pour ce faire, les régulateurs européens ont envoyé des questionnaires à plusieurs entreprises qui sont tenues d’y répondre dans un délai d’un mois. Les questionnaires se basent essentiellement sur la manière dont Google collecte et gère les données.

Le logo de Google dans un oeil

Crédits Pixabay (image recadrée)

Pour rappel, la commission exécutive de l’Union Européenne a condamné la société mère de Google, Alphabet, à  payer des amendes de plus de 8 milliards d’euros à la suite d’une enquête ayant prouvé que le géant de la technologie avait abusé de sa position dominante. Google sera-t-il le prochain à trinquer ?

Des questions pour le moins détaillées

Reuters indique que les questionnaires mettent particulièrement l’accent sur les « données liées aux services de recherche locaux, à la publicité en ligne, aux services de ciblage des annonces en ligne, aux services de connexion, aux navigateurs Web et autres ».

Mais ce n’est pas tout, car les régulateurs ont également interrogé les entreprises sur les accords qu’elles ont conclus avec Google pour lui fournir des données ou encore pour permettre à Google de collecter des données via leurs services. Les régulateurs demandent également aux entreprises si elles avaient été rémunérées pour cela.

Les régulateurs se penchent vraiment sur les pratiques de Google

Par ailleurs, les régulateurs s’intéressent également au type de données qui recherché par le géant de la recherche, à leur niveau d’importance selon les entreprises et à l’utilisation qu’en fait Google. De plus, les régulateurs ont demandé si Google et les entreprises ont conclu un contrat dans lequel étaient établies les conditions selon lesquelles les données devaient être supprimées ou que leur utilisation devait être restreinte. Plus encore, les régulateurs veulent savoir si Google avait déjà refusé de fournir des données et en quoi cela affectait les entreprises.

Pour l’instant, la Commission européenne n’a pas commenté le document et on ignore quelles entreprises ont reçu le questionnaire. De son côté, Google est conscient de l’urgence de la situation, mais tient à préserver son image. Il a déclaré d’ailleurs à Reuters dans un courrier électronique :

Nous utilisons les données pour rendre nos services plus utiles et pour diffuser des publicités pertinentes. Nous donnons également aux utilisateurs les contrôles nécessaires pour gérer, supprimer ou transférer leurs données. Nous continuerons de dialoguer avec la Commission et d’autres intervenants sur cette discussion importante pour notre secteur.

Affaire à suivre.