Google et YouTube ont supprimé 300 annonces pro-Trump de leur plateforme

A l’approche des élections présidentielles américaines qui se tiendront en 2020, les géants des médias sociaux ont décidé d’apporter des modifications à leur politique pour lutter contre la désinformation afin de protéger le « processus démocratique. » Récemment, on a appris que Google et YouTube avaient pris des mesures allant dans ce sens.

Lors d’une interview accordée à la chaîne CBS pour l’émission 60 Minutes, Susan Wojcicki, la boss de YouTube, a révélé qu’au cours de ces derniers mois, les deux géants du web avaient supprimé plus de 300 publicités en faveur de Donald Trump de leur plateforme.

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Cette dernière a indiqué que ces publicités violaient les politiques de la compagnie.

Des annonces qui n’ont pas été approuvées

Durant son interview avec la CBS, Susan Wojcicki a expliqué qu’il y avait « des publicités du Président Trump qui n’ont pas été autorisées à être diffusées sur Google ou YouTube. » La CEO de YouTube n’a pas indiqué de quelles publicités il s’agissait, mais a déclaré que celles qui voulaient avoir plus d’informations à ce sujet pouvaient accéder au rapport de transparence de YouTube.

La CBS a également tenu à connaître la position de Susan Wojcicki face à la publicité de Trump qui circulait sur Facebook et qui accusait faussement l’ancien Vice-Président Joe Biden d’offrir une aide militaire à l’Ukraine en échange du licenciement d’un procureur qui enquêtait sur une affaire liée à son fils, Hunter Biden. Jon Biden avait demandé à Facebook de retirer cette annonce, mais le réseau social avait rejeté sa requête. Susan Wojcicki a indiqué que cette pub était aussi apparue sur YouTube, mais qu’elle n’avait pas été supprimée, car elle n’enfreignait pas les politiques de la plateforme.

Les publicités politiques sont passées au crible sur les réseaux

YouTube et Google ne sont pas les premiers à avoir pris des mesures visant à bannir les publicités politiques sur leur plateforme. En octobre 2019, Jack Dorsey, le patron de Twitter, avait annoncé à travers un tweet que son réseau social allait désormais bannir toutes les publicités politiques.

Evan Spiegel, le boss de Snapchat, a quant à lui annoncé que sa plateforme allait passer en revue toutes les publicités diffusées sur le réseau social. De son côté, Facebook s’attire les foudres des internautes en raison de sa décision controversée de permettre la diffusion d’annonces dans lesquelles les politiciens mentent.

S’il ne change pas son fusil d’épaule, le réseau social pourrait donc devenir le terrain de jeu favori des politiciens.