Google impose Google+ à tous ses nouveaux utilisateurs

Sur le marché des réseaux sociaux, il n’y a qu’un seul chiffre qui a vraiment de l’importance. Lequel ? Le nombre de membres, bien évidemment. Et peu importe que ces derniers soient actifs ou non, ce qu’il faut, c’est avoir au moins six zéros à son compteur, le reste n’a absolument aucune importance. Google l’a bien compris et c’est peut-être pour cette raison que la firme a décidé d’imposer Google+ à tous ses nouveaux utilisateurs, y compris à ceux qui n’ont jamais entendu parler de « social media » et qui s’en foutent comme de l’an 40. A ce train là, c’est sûr, la firme ne tardera pas à rattraper Twitter, Facebook et tous les autres…

Google impose Google+ à tous ses nouveaux utilisateurs

Tout va se passer lors de la création d’un nouveau compte. On commence par l’étape 1 et donc par saisir notre prénom, notre nom, l’adresse mail souhaitée, notre date de naissance et ainsi de suite. Rien de surprenant, c’est typiquement le genre de formulaire que nous avons l’habitude de remplir. En revanche, tout bascule lorsqu’on passe à l’étape suivante. Là, Google va tout simplement nous inviter à enrichir notre profil Google. Et d’enchainer, ensuite, en vantant les mérites de Google+. Pour reprendre les propres mots du géant de la recherche, « Google+ n’est pas juste un site parmi tant d’autres (…) c’est une nouvelle façon pour vous de communiquer et bla bla bla bla ». Une fois l’inscription terminée, on constate avec étonnement que le compte nouvellement créé profite maintenant d’un espace sur le réseau social de la firme.

Tout ça sans rien nous demander et, surtout, sans notre autorisation. Bien évidemment, les nouveaux inscrits ne seront pas obligés d’utiliser Google+, mais ils auront tout de même un compte sur le service, un compte qui viendra bien évidemment gonfler ses statistiques. Simple, efficace mais est-ce que c’est vraiment une bonne chose ? D’un certain sens, c’est un peu comme ces gars qui ajoutent des milliers et des milliers de personnes sur Twitter pour obtenir autant de followers en retour. On peut légitimement se demander si ces gens-là sont vraiment appréciés, non ? La plupart du temps, ils passent d’ailleurs pour des abrutis finis et ils finissent par ne plus impressionner grand monde. Aussi, dans ce contexte, lorsque Google+ atteindra les 100 millions d’utilisateurs, on pourra se demander s’il s’agit réellement d’un succès, si le service a véritablement rencontré son public, et cela risque finalement de le desservir plus qu’autre chose.

Dommage.

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