Une cité romaine enterrée découverte grâce à Google Maps !

Google Maps a permis une nouvelle découverte archéologique majeure. Grâce à la solution, l’archéologue Marcello Turci a en effet identifié les ruines d’une ancienne cité romaine située à Ostia Antica, près de Rome.

À l’heure actuelle, Google Maps est majoritairement utilisé pour calculer des itinéraires, trouver des restaurants ou même pour épier confortablement ses voisins depuis son canapé. Mais la solution ne se limite bien entendu pas à ces usages. En réalité, elle occupe également une place importante dans la recherche et elle a ainsi contribué à plusieurs découvertes majeures au fil de ces dernières années.

Une vue de la région d'Ostia Antica

Une vue de la région d’Ostia Antica (capture Google Maps)

En 2008, des scientifiques britanniques travaillant pour le Royal Botanic Garden de Kew ont ainsi repéré sur les vues satellites du service une étrange zone forestière située au Mozambique, sur les contreforts du mont Mabu.

Google Maps, un outil dont les chercheurs raffolent de plus en plus

Intrigués, ils ont dépêché une équipe sur place et ils ont alors découvert que cette forêt abritait un écosystème entier, un écosystème protégé de notre espèce suite à des années de guerre.

La même année, c’est Vincenzo de Michele, un conservateur du Museo Civico di Storia Naturale di Milano, qui a repéré un cratère d’impact de météorite grâce à la solution de Google. Un cratère baptisé depuis Kamil Crator. Sur le site, les chercheurs ont localisé plusieurs milliers de pièces de météorite de fer, pour un total de 1,7 tonne. Une découverte majeure, une fois encore.

Et Google Maps se retrouve donc une nouvelle fois sous le feu des projecteurs, cette fois grâce au travail de l’archéologue Marcello Turci.

En naviguant à l’aide de la vue satellite de la solution, ce dernier a en effet repéré une étrange bosse dans le champ herbeux d’Ostia Antica, une région située aux abords de Rome. À sa place, la plupart auraient passé leur chemin, mais notre archéologue a immédiatement su qu’il avait trouvé quelque chose.

Des ruines appartenant à l’ancienne cité d’Ostia Antica ?

Il a donc poursuivi ses investigations et il a alors réalisé que la bosse en question était en réalité un prétoire.

Ensuite, en combinant des fouilles sur place et des recherches dans l’historique de Google Maps, Bing Maps et d’autres sources, Marcello Turci a réussi à mettre au jour d’autres ruines correspondant à plusieurs bâtiments.

Bien sûr, des fouilles supplémentaires vont être menées ces prochains mois sur le site, mais l’archéologue pense que ces bâtiments faisaient partie de l’ancienne ville d’Ostia Antica. Une ville qui comptait un peu plus de cent mille habitants à son apogée et qui a progressivement disparu sous le limon du Tibre avant d’être retrouvé en 1930. Cette découverte pourrait donc nous aider à mieux comprendre la manière dont vivaient les Romains de l’époque.