Google Maps de plus en plus utilisé dans des affaires policières

L’historique de localisation enregistrée dans Google Maps est une mine d’information qui peut servir à plusieurs fins. Dans notre quotidien, la Timeline peut ainsi être d’une grande aide pour nous retrouver au cours de nos déplacements, particulièrement quand on ne se souvient pas d’un emplacement particulier et qu’on doit y retourner.

Savez-vous que cet historique des déplacements peut également servir aux services de police pour résoudre des affaires criminelles, moyennant un mandat bien évidemment pour y avoir accès ?

Google Maps : la Timeline utilisée dans des affaires policières

Crédits Pixabay

Aux États-Unis, de nombreuses affaires ont été résolues grâce à cette méthode, le traçage de votre téléphone. Toutefois, des personnes innocentes peuvent également en faire les frais juste pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment.

Le dernier recours quand toutes les pistes n’aboutissent pas

Dans le cadre d’une affaire d’homicide qui a eu lieu dans la banlieue de Phoenix (Arizona, États-Unis), on peut dire à juste titre que Jorge Molina n’a pas eu de bol. Il a en effet été la victime d’une méprise qui l’a tout de même conduit en prison.

Arrêté en décembre 2018, il a été incarcéré sur la base des données de localisation qui le situait dans les environs du lieu d’un crime qui a eu lieu neuf mois auparavant. Pour ne pas arranger ses affaires, une caméra de surveillance a enregistré les images d’une voiture, une Honda Civic blanche qui ressemble à la voiture de Jorge Molina, et dans laquelle le tireur était quand il a fait feu.

Bien que les images enregistrées n’aient pas montré les plaques d’immatriculation ni le visage d’un suspect, Mr Molina a tout de même été arrêté et a passé un mois en prison jusqu’à ce ce de nouveaux développements concernant l’affaire l’en sorte.

Quid de la protection des nos données personnelles

La mésaventure de Molina nous renseigne sur une chose, on n’est jamais à l’abri avec la masse de données personnelles que les grosses boîtes de la technologie ont engrangé au fil de notre utilisation de leurs applications. D’autant plus dans le cas d’une personne innocente comme c’est le cas ici.

La gigantesque base de données issue de Google Maps, appelée “Sensorvault” par les employés de Google est une mine d’information à proprement parler.

À l’heure actuelle où il existe un très grand nombre de systèmes conduisant à la collecte de données personnelles, les questions de l’utilisation finale et des limites de cette utilisation deviennent de plus en plus pressantes.

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