Google Maps sert aussi à protéger les anciennes tombes des pillages

Google Maps est devenu un outil incontournable aujourd’hui tant il sert à faire beaucoup de choses. On l’utilise pour s’orienter, pour découvrir des endroits isolés du monde, chercher des extraterrestres…

Mais Google Maps peut aussi avoir une utilisation bien plus importante encre : la protection des sites culturels les plus précieux de l’humanité contre les pilleurs de tombes.

Comparateur Google

Quand Google Maps permet de détecter des pillages de tombe

Pour surveiller les anciens sites culturels dans le monde afin de voir ceux qui sont menacés et prendre des mesures, les experts ont trouvé une solution très pratique. Ils se servent des images satellites de Google Maps ! C’est ce qui ressort d’un document de recherche publié récemment. Le document explique comment une équipe d’expert a pu surveiller une région du nord du Xinjiang en Chine grâce à cette technique.

En effet dans cette région se trouvent nichés dans les collines, des tumulus connus sous le nom de « kourgane » ou « kurgans ». Ils ont été laissés il y a plus de 2 500 ans par des tribus nomades, et leur particularité est qu’ils sont remplis d’objets précieux. Une aubaine donc pour les pilleurs de tombes ! L’équipe d’experts, en collaboration avec des spécialistes des kourganes de la région a analysé des images de Google Maps et deux autres sources d’images pour vérifier l’état du site.

Les scientifiques espéraient que les tumulus seraient relativement intacts vu qu’ils se trouvent sur un site particulièrement éloigné, et que le Xinjiang est une région plutôt sécurisée. Mais à leur grand désarroi, ils se sont rendu compte que 74,5% des kourganes avaient été pillés ou détruits. Toutefois, grâce au rapport qu’ils viennent de publier, des mesures devraient être prises et permettre d’empêcher d’autres destructions.

Une nouvelle façon d’utiliser Google Maps

L’équipe a utilisé les données d’Ikonos et de Worldview-2 fournies par la DigitalGlobe Foundation, en plus de Google Maps pour faire une étude comparative des trois sources. Ils ont constaté une nette différence entre les images d’Ikonos, capturées en 2003, et celles de Google Maps et Worldview-2, capturées respectivement en 2012 et en 2011.

Cette étude a permis à l’équipe de montrer que les images satellites pouvaient fournir une bonne approximation du niveau de destruction des sites de sépulture. Et Google Maps vient par la même occasion de trouver une nouvelle utilité !

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