Google n’imposera plus d’arbitrage à ses employés

Le mois dernier, Google a annoncé qu’il n’imposera plus d’arbitrage forcé à ses employés actuels et futurs en cas de litige.

Cette décision intervient après que les travailleurs de la firme technologique ont vigoureusement contesté la manière dont elle gère les plaintes pour harcèlement sexuel. Cette déclaration de Google s’appliquera dès le jeudi 21 mars 2019.

Par ailleurs, l’entreprise a aussi annoncé qu’elle supprimerait la clause obligatoire d’arbitrage dans les contrats qu’elle passe avec ses sous-traitants, ses fournisseurs et ses travailleurs temporaires. Néanmoins, cette décision de Google ne touche pas les entreprises de recrutement qui travaillent en collaboration avec l’entreprise.

60 millions d’Américains sont « piégés » par la clause d’arbitrage obligatoire

En effet, la clause d’arbitrage empêche les salariés de poursuivre leurs employeurs en justice. Selon les organisateurs du mouvement contestataire,  environ 60 millions d’Américains sont touchés par cette clause.

Cette décision de Google a été causée par le mouvement de ses employés en novembre 2018 qui dénonçait la manière dont la société traite les plaintes déposées par ses travailleurs. Les meneurs de cette manifestation ont exigé que Google mette fin à l’arbitrage forcé pour résoudre les cas de harcèlement sexuel et de discrimination.

Les grandes firmes technologiques abandonnent peu à peu cette pratique

Après ces revendications, Google a renoncé à la pratique d’arbitrage pour les plaintes déposées pour harcèlement sexuel. Cependant, les travailleurs ont revendiqué une décision plus radicale. Les employés de Google ont même mené une campagne sur les médias sociaux pour faire pression non seulement sur Google, mais aussi sur les autres entreprises technologiques pour qu’elles abandonnent les pratiques d’arbitrage obligatoire.

Seule l’annonce officielle du jeudi 21 février 2019 a satisfait les attentes des travailleurs. Les organisateurs de la manifestation ont salué la décision de Google et a déclaré le même jour que cette victoire ne fut possible que parce que les travailleurs ont été solidaires. Ils ont également ajouté que « ce n’est que le début » car ils souhaitent que toutes les autres entreprises en fassent de même avec leurs employés.

Déjà, certains géants de la technologie ont abandonné cette pratique. C’est le cas, par exemple, d’Uber qui a délaissé ses accords d’arbitrage avec son personnel en mai 2018. De même, Facebook a aussi déclaré en novembre 2018 qu’il n’imposera plus d’arbitrage privé à ses employés pour régler les plaintes de harcèlement sexuel.

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