Google : la ville connectée du futur confrontée à un problème de données privées

Quayside, voilà le nom de ce fameux projet Smart City porté par Sidewalk Labs, société sœur de Google et filiale d’Alphabet. La ville futuriste sera implantée sur un ancien site industriel de 5 hectares à l’est de Toronto.

Ce projet fait l’objet d’un financement à hauteur de 1 milliard de dollars.

Quayside est pour Dan Doctoroff, Directeur de Sidewalk Labs, un projet de construction de ville futuriste à partir de zéro. Ce projet avant-gardiste a été lancé en 2017.

Cette ville du futur sera notamment marquée par des véhicules autonomes, des robots vidangeurs, des immeubles à usages multiples, etc. Elle intègrera aussi des radars, caméras, capteurs, appareils de mesure…

Des soucis relatifs à la protection de la vie privée

Même si le projet de Smart City de Sidewalk Labs est placé sous le signe du développement urbain, sa validation par les autorités compétentes est sujette à problèmes.

En août 2018, les habitants de Toronto ont dénoncé les soucis relatifs à la protection de leurs données personnelles dans le cadre du lancement de cette ville futuriste.

Le 23 octobre 2018, Ann Cavoukian, Commissaire à la protection de la vie privée de la région de l’Ontario, a remis une couche en dénonçant l’incapacité de ce projet à protéger la vie privée des gens. La responsable qualifie ainsi cette ville futuriste de « Smart City de la surveillance. » Ann Cavoukian était recrutée comme consultante pour ce projet. En raison des failles constatées dans la protection des données, l’experte a alors préféré démissionner.

Le projet Smart City de Toronto en passe d’être abandonné ?

Après le départ et les critiques d’Ann Cavoukian, d’autres experts en sauvegarde de données ont démissionné du projet Quayside de Toronto, estimant que les limites relevées quant à la protection de données personnelles des gens ont un caractère insoluble.

Suite à ces soucis qui font polémiques, Sidewalk Labs a décidé de reporter la publication du plan final de développement au printemps 2019. Il faut savoir que l’entreprise a déjà investi 50 millions de dollars dans ce projet. La start-up projette fortement de vendre les technologies créées à d’autres villes.

Vu l’ampleur des critiques quant à la politique de protection de la vie privée pour le projet Quayside de Toronto, on peut raisonnablement se demander si ce dernier sera mené à son terme.

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