Google Street View floute même le visage de la Statue de la Liberté

Google Street View avait fait face à de vives critiques lors de son lancement en 2007. Beaucoup s’inquiétaient en effet de voir leur vie privée exposée au grand jour par les caméras du service.

A l’origine, les visages des individus croisés par les Google Car étaient en effet visibles et de nombreuses associations ont donc très vite tiré la sonnette d’alarme. Cela a notamment été le cas de Privacy International.

Statue Liberté Google Street View

Capture Google Street View

Face à cette levée de boucliers, Google a élaboré un algorithme capable de flouter automatiquement le visage de toutes les personnes prises en photo.

Google Street View, le roi du floutage automatique

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et cet algorithme a bénéficié de plusieurs mises à jour visant à accroître son efficacité. Avec succès. Google Street View ne laisse en effet plus apparaître aucun visage.

Vous le savez sans doute, mais le principal intérêt des algorithmes est de pouvoir automatiser des tâches fastidieuses. Plutôt que d’effectuer la même action à la main encore et encore, il est plus rapide de développer un programme capable de s’en charger à notre place.

Le problème, bien sûr, c’est qu’un algorithme est parfaitement dénué de sens critique. Il se contente en effet de répéter une seule et même tâche, sans pour autant être en mesure de la contextualiser.

C’est bien entendu de moins en moins vrai à mesure que l’IA se développe, mais il semblerait que l’algorithme de floutage utilisé par Google ne soit pas encore doté de facultés d’analyse poussées. Pour preuve, il est parfaitement incapable de faire la différence entre une personne faite de chair et de sang et une statue haute de 46 mètres de haut.

Un algorithme un peu trop efficace

Ainsi, s’il vous prend l’envie de vous promener à New York et de rendre visite à la dame d’acier de Gustave Eiffel, alors vous constaterez que son visage aussi est plongé dans le flou.

Alors bien sûr, en 2007, cet impair n’aurait sans doute étonné personne, mais c’est tout de même étonnant de voir qu’un algorithme développé par l’une des plus grandes entreprises de la Silicon Valley soit encore capable de commettre ce genre d’erreur.

Etonnant, mais aussi un peu rassurant. Après tout, cela prouve aussi que les IA ont encore un bout de chemin à faire avant de rattraper leur créateur.