Google, Twitter et Facebook convoqués par le Sénat américain

Le Sénat américain appelle les grandes entreprises technologiques Google, Twitter et Facebook à témoigner dans le cadre de l’enquête sur l’affaire russe. Ces trois groupes seront ainsi interrogés par la Chambre des représentants et par le Sénat sur la potentielle implication de la Russie durant l’élection présidentielle américaine de 2016.

La commission du Sénat a déclaré le mercredi 27 septembre 2017 que leurs représentants respectifs seront entendus pour une audition publique le mercredi 1er novembre 2017. L’objet de cette comparution sera de déterminer si la Russie a pu manipuler les réseaux sociaux pour affecter les résultats de l’élection présidentielle américaine remportée par Donald Trump.

Facebook

C’est dans le cadre de l’enquête sur cette influence russe que témoigneront donc ces trois grandes entreprises du net.

Des messages discréditant Hillary Clinton ?

La semaine dernière, Facebook a finalement cédé sous la pression à remettre le contenu de messages à caractère politique au Congrès. Ces messages alimentaient des intérêts russes et visaient à nuire à la candidate démocrate Hillary Clinton qui était alors la candidate favorite dans les intentions de vote.

Selon les membres de la commission d’enquête de la Chambre, Adam Schiff et Mike Conaway, il est crucial que le peuple américain et le Congrès entendent ces informations directement du témoignage de ces entreprises. Pour sa part, le Kremlin réfute toute implication lors de cette élection présidentielle.

Tensions entre le Président US et le dirigeant de Facebook

Le mercredi 27 septembre 2017, on a assisté à un échange de reproches entre Donald Trump et Mark Zuckerberg. Le président américain reprochait à Facebook d’être anti-Trump. Reproche auquel le patron de Facebook a répondu que le réseau social était un espace libre où toutes les idées pouvaient circuler.

Zuckerberg a d’ailleurs profité de cette occasion pour relativiser le rôle du réseau social durant cette phase électorale. Il s’est ainsi excusé du dédain qu’il a exprimé à l’idée que la désinformation via Facebook influait d’une manière ou d’une autre sur le déroulement des élections.

Néanmoins, le fondateur de Facebook a déclaré que le rôle fondamental qu’a pu jouer Facebook durant cette élection était de donner l’occasion aux gens de s’exprimer, mais aussi de permettre aux candidats de communiquer avec les électeurs ou de permettre à ceux-ci d’exprimer leurs votes.