Google va finalement payer les éditeurs de presse français pour l’indexation de leurs contenus

En générant un trafic colossal, les éditeurs de presse français sont d’une très grande utilité pour Google. Ceci étant, jusqu’à il y a peu, le géant a toujours refusé de les payer pour l’indexation de leurs contenus. Très récemment, grâce à une loi mise en place il y a deux ans, les agences de presse françaises ont remporté une importante bataille contre Google. L’entreprise accepte finalement de les payer pour l’indexation des articles des contenus.

Depuis plusieurs années, Google a en effet toujours refusé de payer le moindre sou malgré les demandes des éditeurs de presse. La firme a d’ailleurs profité de son monopole dans le secteur de l’information pour imposer la règle « soit l’indexation sur Google est gratuite, soit elle n’aura pas lieu ». Mais avec cette nouvelle tournure des choses, la façon de faire de Google va finalement changer, après de longues négociations et l’aboutissement de cette nouvelle loi.

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Il faut bien dire que les choses ont loin de plaire à Google. Ceci étant, c’est une grande victoire pour les éditeurs de presse français, mais également une lueur d’espoir pour ceux qui exercent dans ce domaine dans les autres pays européens.

Une bataille remportée par les Français dans une guerre qui date

Les éditeurs de presse de toute l’Europe ont déployé depuis un bout de temps tous les moyens pour que Google les paye pour l’indexation de leurs contenus. Toutefois, Google n’a rien voulu savoir. D’ailleurs, en 2014, suite à la mise en place d’une loi en faveur des agences de presse espagnoles, Google a supprimé Google Actualités d’Espagne.

Et pour cette loi française créée en 2019, baptisée « Loi sur les droits voisins », Google a essayé d’appliquer la même « sanction », mais en vain. Par la suite, toujours en 2019, cette entreprise a songé à ne plus afficher que les titres des publications en français. Mais cela allait à l’encontre des droits voisins.

Google n’a donc plus eu d’autre choix que d’entamer des négociations avec les éditeurs de presse français. Et les tractations ont permis à ces derniers d’enfin être rémunérés pour l’indexation de leurs articles. Cela se fera selon le taux de contenus publiés quotidiennement et le trafic généré par mois.

Suite à cette première, les agences de presse européennes ne pourront qu’être davantage motivées à réclamer leurs parts du gâteau. On ne peut en revanche que déplorer que la décision prise ne concerne que les plus gros éditeurs de presse, les pure-players devant, comme toujours, compter uniquement sur eux pour prospérer et espérer se faire une place sur le web.

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