Google va utiliser ses données de géolocalisation pour aider à suivre la propagation du coronavirus

Depuis qu’il est apparu, le coronavirus COVID-19 est devenu l’ennemi contre lequel tous les états combattent. Dans cette guerre, toutes les ressources sont exploitées pour contrer la progression du virus. Pour l’instant comme il n’y a pas encore de traitement spécifique, la première mesure est le confinement et le partage d’informations.

C’est ainsi que Google a décidé de collaborer avec des chercheurs de Southampton au Royaume-Uni et le centre européen de prévention et des contrôles des maladies pour les aider à suivre la propagation du coronavirus.

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La collaboration est basée sur l’exploitation des données de localisation collectées par des applications de géolocalisation, comme Google Maps. Les informations ne serviront pas à suivre un individu spécifique, mais plutôt le mouvement des populations.

Google aide à contrôler le virus

Les données transmises par Google permettent de créer de schémas de mouvements à travers des pays entiers sur des périodes données.

Ces informations vont aider les chercheurs à analyser la relation entre les modes de déplacements de la population et la transmission du coronavirus. Les données permettront aussi d’avoir un aperçu de l’efficacité des fermetures des frontières et du confinement en Europe.

Comme l’explique Nick Ruktanonchai, épidémiologiste de l’Université de Southampton, « avec les données de localisation, différents scénarios sont testés et simulés pour voir ce qui arriverait si les pays ne mettaient pas fin à leur verrouillage de manière coordonnée. » Ces mesures servent aussi à s’assurer qu’une deuxième vague d’épidémie ne se reproduise plus.

Un monde sous surveillance ?

Afin de créer des modèles plus précis des mouvements de gens en Europe, les chercheurs britanniques ont combiné les données de localisation de Google avec celles des réseaux de téléphonie mobile Vodafone. Google et Vodafone se sont tournés vers les données de localisation des smartphones comme méthodes de surveillance des citoyens durant la pandémie.

Des sociétés de télécommunications comme British Communication ont également déclaré avoir fourni des données de localisation anonymes au gouvernement.

Même si c’est pour la bonne cause, cette divulgation d’informations jugés utiles inquiète les experts de la confidentialité. Un collectif de 100 groupes de défense des droits de l’homme a ainsi appelé les gouvernements à ne pas abuser de ce nouvel outil de surveillance et ne pas négliger les droits à la vie privée.