Google veut accélérer le web grâce à QUIC

Google veut rendre le web plus rapide et il travaille depuis plusieurs années sur un nouveau protocole se posant comme une alternative au TCP : QUIC. Désormais, il souhaite aller plus loin et il envisage ainsi de le soumettre à l’IETF, soit au groupe responsable de l’élaboration des standards internet. Et cela pourrait changer beaucoup de choses pour les internautes.

Ce n’est pas la première fois que le géant américain travaille sur un nouveau protocole. En 2012, il avait élaboré une autre solution. SPDY réduisait considérablement le temps de chargement des pages web et il a servi de base au HTTP/2 quelques années plus tard.

Google QUIC

Google a un nouveau protocole en stock pour accélérer le web.

QUIC a vu le jour en 2013 et il s’attaque cette fois à nos connexions.

Pour réduire les allers et retours des requêtes entre le serveur et le client

L’idée est assez simple à la base. Ce protocole vise effectivement à réduire au minimum le nombre d’allers et retours des requêtes entre le client et le serveur. Vous le savez peut-être mais lorsque vous essayez de vous rendre sur un site web, votre ordinateur et la machine échangent de nombreuses informations et la page ne peut pas s’afficher tant que le dialogue n’est pas terminé.

Mais avant que ces échanges puissent avoir lieu, le client doit commencer par montrer patte blanche au serveur pour que ce dernier autorise la connexion.

QUIC fonctionne différemment. Il s’appuie sur un mécanisme permettant à un client de faire sauter la phase de validation s’il s’est déjà connecté au serveur. Cela n’a l’air de rien, mais avec ce nouveau protocole, le temps de connexion serait situé entre 0 et 100 millisecondes, contre 100 ms pour une requête HTTP et 200 ou 300 ms pour une requête HTTPS à l’heure actuelle.

Le plus amusant reste à venir. Selon Google, près de 75% des connexions pourraient profiter de cette fonction. Le protocole pourrait aussi avoir un impact considérable sur les services et sur les plateformes les plus gourmandes. L’exemple donné est celui de YouTube, naturellement, et Google précise ainsi que 30% des utilisateurs de QUIC pourrait profiter d’une mise en mémoire tampon plus rapide.

Notez tout de même que ce protocole est déjà mis en place sur Chrome. Du moins pour les serveurs de Google. Désormais, ce dernier souhaite passer à l’étape suivante, pour faire de sa technologie un véritable standard à part entière. Reste à savoir ce qu’en pense l’IETF.

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