Grâce à Google, il sera bientôt plus facile de détecter le cancer du sein

Nous vivons à une époque où il est de plus en plus difficile de se passer de l’intelligence artificielle. Cette technologie est capable de réaliser de véritables prouesses et nous facilite largement la vie. Récemment, Google nous a montré que l’utilisation de l’IA n’avait aucune limite et que cette technologie pouvait même contribuer à sauver des vies.

Dans une étude publiée le 1er janvier 2020 dans la revue scientifique « Nature, » on apprend que DeepMind, l’unité dédiée à l’IA d’Alphabet, a développé un système d’IA capable de détecter le cancer du sein mieux que les médecins.

Crédits Pixabay

Cette IA utiliserait le même système de dépistage mammographique que les radiologues, mais avec une plus grande précision.

Une IA soumise à un entraînement intensif

Cette IA a été développée par l’équipe de DeepMind en collaboration avec des chercheurs du Cancer Research UK Imperial Centre, de l’Université de Northwestern et de l’Hôpital royal de Surrey County. Pour que ce système de détection soit le plus fiable possible, les scientifiques l’ont entraîné en lui soumettant des milliers de mammographies à analyser.

Cette IA a dû étudier 76 000 mammographies de femmes britanniques et 15 000 mammographies d’Américaines pour se perfectionner. D’après les chercheurs, ce nouveau système de dépistage a permis de détecter plusieurs faux positifs et faux négatifs.

Une IA qui met en lumière les différences entre les États-Unis et le Royaume-Uni

Grâce à cette IA, les scientifiques de Google ont pu détecter 5,7% de faux positifs parmi les mammographies réalisées aux États-Unis, contre 1,2% parmi celles effectuées au Royaume-Uni. Pour ce qui est des faux négatifs, le taux de détection s’est élevé à 9,4% dans le groupe américain, contre 2,7% dans le groupe britannique.

Les spécialistes ont indiqué que ces résultats mettaient en évidence les différences de traitements des mammographies dans les deux pays. Aux États-Unis, les mammographies sont réalisées tous les un à deux ans et les résultats sont étudiés par un seul radiologue. Au Royaume-Uni, les tests sont lus par deux radiologues et sont effectués tous les trois ans.

Ces résultats prouvent que les tests réalisés aux USA sont moins précis que ceux effectués au Royaume-Uni. D’après Mozziyar Etemadi, chercheur à l’Institut hospitalier Northwestern Medicine de Chicago, cette IA permettra, à terme, de faire « une avancée majeure dans le potentiel de détection du cancer du sein. »