Grâce aux FRB, nous en avons appris un peu plus sur la matière manquante

Les FRB (Fast Radio Burst), ou sursauts radio rapides, ont toujours été une source de fascination pour la communauté scientifique. En dépit de toutes les recherches effectuées sur les FRB, jusqu’ici, aucun chercheur n’a été en mesure de déterminer clairement l’origine de ces phénomènes.

En tentant de percer les secrets des FRB, un groupe de scientifiques de l’université de Californie, a pu remonter jusqu’à la matière manquante de l’Univers, aussi connue sous le nom de matière baryonique. Les scientifiques ont découvert l’existence de cette matière il y a bien longtemps. Toutefois, jusqu’à ce jour, ils ne savaient pas exactement où elle se trouvait.

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C’est grâce à la détection de 6 FRB que ces chercheurs ont pu en savoir plus sur la matière manquante.

Une découverte faite grâce au radiotélescope ASKAP

Selon les scientifiques, la matière manquante représente 5% de la masse de l’Univers. Bien qu’ils aient déjà pu avoir un aperçu de la moitié de cette matière, ils ignoraient encore beaucoup de choses à son sujet.

Cela a changé lorsque les chercheurs de l’université de Californie ont détecté six FRB en se servant du radiotélescope ASKAP (Australian Square Kilometre Array Pathfinder), en Australie. Ces derniers se sont servis de ces sursauts radio rapides pour en apprendre plus sur la matière manquante.

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Les fréquences des FRB en disent beaucoup

La matière manquante est constituée de baryons. Les chercheurs ont utilisé les fréquences des FRB détectés par ASKAP pour déterminer la présence de ces baryons, et ils y sont arrivés. Il faut savoir que les FRB sont composés de photons de différentes fréquences. En fonction des matières qu’ils traversent, ces photons sont ralentis par les électrons. On parle ici de la dispersion.

En se basant sur la dispersion spatiale de ces FRB et en étudiant leurs fréquences, les scientifiques ont pu calculer la densité  de matière baryonique totale. Leur étude, publiée dans la revue scientifique Nature, a révélé que « la densité du milieu intergalactique s’établit à environ un baryon par mètre cube. » D’après eux, ces résultats coïncident avec ce qui se serait passé au cours de la nucléosynthèse du Big Bang.

Les chercheurs pensent utiliser cette méthode basée sur l’étude de la dispersion des FRB pour évaluer la quantité de matière qui se trouve dans l’univers.

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