Grindr aurait laissé des entreprises tierces accéder aux statuts HIV de ses utilisateurs

Grindr fait face depuis le début de la semaine à une vive polémique. L’entreprise est en effet accusée d’avoir laissé des sociétés tierces accéder aux données privées de ses utilisateurs, dont certaines portant sur leur statut HIV.

Grindr se positionne sur le marché de la rencontre et l’application permet ainsi aux personnes de la communauté LGBTQ de trouver l’amour.

Facepalm

L’outil n’est pas récent et il est ainsi arrivé sur le marché en mars 2009. Toutefois, le succès a été immédiat et l’application s’est rapidement trouvé une place au sein de la communauté.

Grindr au pilori

Durant ces dernières années, Grindr s’est retrouvé indirectement mêlé à de nombreuses polémiques. En 2011, le sénateur portoricain Roberto Arango a ainsi été obligé de démissionner de son poste après que son profil ait été rendu public. L’homme était en effet farouchement opposé à la reconnaissance des relations homosexuelles.

Cette fois, cependant, la situation est un peu différente, car Grindr est désormais accusé d’avoir sciemment cédé des données privées à des entreprises tierces sans avoir prévenu ses utilisateurs.

Pire, pour ne rien arranger, parmi ces données se trouveraient des infos très privées comme le nom ou l’adresse postale des utilisateurs… mais aussi leur statut HIV. Selon un chercheur du cabinet SINTEF, cabinet à l’origine de ces révélations, les données partagées par le site rendraient en outre toutes les personnes concernées identifiables.

Scott Chen, un des responsables de l’entreprise, a tenu de son côté à apporter plus de précisions par le biais d’un communiqué de presse.

Des infos confidentielles partagées avec des tiers

Si l’homme a commencé par rappeler que les données privées des utilisateurs de la solution étaient la priorité aux yeux de l’entreprise, il a tout de même confirmé travailler en étroite collaboration avec des entreprises chargées de “tester” l’application, des entreprises travaillant de ce fait avec les données de cette dernière.

Pour ne rien arranger, Scott Chen a également reconnu que certaines de ces données pouvaient avoir trait à la localisation des utilisateurs ou bien à leur statut HIV.

De son côté, Bryce Case, le chef de la sécurité de Grindr, a indiqué que l’entreprise avait cessé de partager ces données confidentielles avec des entreprises tierces.

Reste que ces explications n’ont pas convaincu tout le monde. Preuve en est, pour la Electric Frontier Foundation, Grindr a tout bonnement trahi la communauté LGBTQ en diffusant sciemment ces informations.

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