Grogne des modérateurs chez Facebook, accusant le géant de “risquer leurs vies”

Récemment, dans le cadre d’une lettre ouverte à destination des responsables de Facebook, les modérateurs ouvrant pour le prestataire du géant se sont plaints de leur situation. Leurs vies sont menacées par ce que leurs fonctions impliquent, ont-ils indiqué. En effet,  dans le contexte actuel avec la pandémie de COVID-19, certains d’entre eux se voient contraints de revenir aux bureaux, à cause du caractère « sensible » de certains contenus qu’ils doivent modérer.

La lettre de mécontentement a été adressée à Facebook et à Accenture and Covalen, le prestataire du géant qui se charge de la modération des contenus du réseau social. 200 modérateurs européens et américains se sont joints ainsi joints pour marquer leurs inquiétudes, appuyés par les employés à temps plein de l’entreprise.

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Une situation qu’ils trouvent incompréhensible alors que le virus sévit encore dangereusement. Pour la précision, quelque temps après leurs retours aux bureaux, un des modérateurs a été testé positif au COVID-19. Ce qui a conduit à cette vague de protestation étant donné que les conditions de travail menacent à la fois leurs vies et celles de leurs proches.

Des conditions de travail et sanitaires risqués pour les modérateurs

Sur Facebook, les modérateurs se chargent de filtrer les contenus à caractère sexuel ou violent, mais ils traitent également ceux ayant trait à la désinformation et au racisme. Mais alors que la crise de COVID-19 bat encore son plein, ces employés ont été invités à se rendre à leurs bureaux pour travailler.

La raison en est apparemment que certains contenus sont à risques et doivent être traités au niveau des locaux pour raison de sécurité et de discrétion.

Dans la lettre ouverte, les modérateurs se plaignent du fait que les employés attestés par les médecins comme « à risques » face à la maladie sont exemptés de venir, alors que les autres qui sont en contact direct et permanent avec des proches parfois plus fragiles ne sont pas épargnés.

Les modérateurs demandent des mesures drastiques face à la situation

La réponse des modérateurs à la question de sécurité est simple. Si la modération de contenus ne peut pas être faite à distance en raison de sécurité, « […] c’est le moment de changer radicalement la façon dont le travail est organisé ». Avant d’ajouter qu’il y a une « culture du mystère inutile et trop envahissante chez Facebook ».

Face à la situation, les employés exigent que toute personne à risque ou en contact permanent avec des personnes fragiles soient exemptés de venir aux locaux, entre autres revendications comme une prime de risque et des soutiens psychologiques.

Face à cela Facebook répond pour le moment que les contenus « sensibles » se doivent d’être traités en local, une réponse qui est loin de satisfaire les modérateurs, également soutenus par les autres employés de Facebook et l’organisme de plaidoyer Foxglove.

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