Grooveshark vient de fermer ses portes

Grooveshark est né en 2007, sous l’impulsion de trois étudiants qui voulaient permettre aux internautes de partager facilement de la musique.

La plateforme est devenue très populaire au fil des années et il ne lui a fallu que quelques mois pour fédérer une communauté composée de plusieurs millions de personnes réparties aux quatre coins du monde. C’est sans doute ce qui a attiré l’attention de l’industrie du disque.

Fin Grooveshark

Les créateurs de Grooveshark ont finalement décidé de jeter l’éponge.

EMI a rapidement déposé plainte, suivi de près par la RIAA. La procédure avait abouti à la suppression de l’application Android du Play Store en 2011. Deux années plus tard, Google avait même été contraint d’ajouter le site à sa liste noire.

Grooveshark risquait une amende de plus de 700 millions de dollars

Universal Music, Sony Music et Warner Music Group ont ensuite lancé une procédure à l’encontre de l’éditeur de Grooveshark, Escape Media. L’affaire a été jugée en septembre 2014 par le tribunal de New York et la société a été condamnée pour violation du droit d’auteur.

Aussi étrange que cela puisse paraître, cette décision n’a pas été motivée par le fonctionnement du service, mais par les magouilles des employés.

Pour booster le service, ces derniers avaient effectivement partagé plus de 5 000 morceaux en s’appuyant sur de faux comptes créés spécialement pour l’occasion.

Résultat des courses, Grooveshark risquait une lourde amende, estimée à plus de 700 millions de dollars. Ses créateurs sont cependant parvenus à un accord avec les plaignants et c’est précisément ce qui les a poussé à fermer leur service et à arrêter leurs opérations.

Alors bien sûr, cette décision n’a rien de surprenante, mais c’est quand même une sacrée page qui se tourne et Grooveshark risque de manquer à pas mal de monde.