GTA 3 et Vice- City : Take-Two s’attaque à un projet amateur de “reverse engineering”

Take-Two vient de lancer des poursuites en justice contre les instigateurs d’un projet de “reverse engineering” censé délivrer des versions améliorées de GTA 3 et GTA Vice City. Alors que l’éditeur pourrait le faire lui-même, certes à une date possiblement éloignée et pas de manière gracieuse.

Quatorze programmeurs sont dans le viseur de Take-Two Interactive, et également désormais dans celui de la justice américaine, après que l’éditeur a déposé plainte en Californie contre eux.

La jaquette de GTA Vice City
Crédits Rockstar

Take-Two voit ainsi d’un (très) mauvais œil que ces informaticiens aient lancé un projet de “reverse engineering” visant, notamment, à créer un nouveau code source pour GTA 3 et GTA Vice City.

Un projet amateur pour porter GTA 3 et Vice City sur Wii U, et PS Vita

Plus largement, le projet re3 entendait permettre le portage de GTA 3 et GTA Vice City sur des supports plus ou moins modernes : Nintendo Switch, Wii U et PS Vita. Le nouveau code source impliquait même des améliorations par rapport à l’original.

VGC souligne que cette équipe de programmeurs n’officiait pas dans l’illégalité dans la mesure où elle ne prenait pas appui sur un code source ayant fuité, en recréant ainsi ce code de zéro via des technologies modernes.

Take-Two affirme de son côté que les instigateurs de ce projet “sont bien conscients qu’ils ne possèdent pas le droit de copier, d’adapter ou de distribuer le code source dérivé de GTA, ou les éléments audiovisuels des jeux, et que cela constitue une violation du droit d’auteur”.

La plainte indique qu’après la requête de Take-Two de faire retirer le projet re3 de la plate-forme GitHub, trois des programmeurs “ont sciemment déposé des contre-notifications de mauvaise foi qui ont matériellement dénaturé la légalité de leur contenu, prétendant apparemment que parce qu’ils ont prétendument ‘rétroconçu’ le code source des jeux, ils ne peuvent en quelque sorte pas être tenus responsables de la violation des droits d’auteur”.

Enfin, l’action en justice mentionne un “préjudice irréparable [causé] à Take-Two” et que les programmeurs “se sont approprié un marché qui appartient à Take-Two (à savoir, le marché des versions modifiées ou portables des jeux), et ont permis à d’innombrables personnes de créer leurs propres versions dérivées non autorisées des jeux”.