Harcelée en ligne, une adolescente de 14 ans s’est suicidée

Amy Everett avait toute la vie devant elle, mais elle a décidé de mettre fin à ses jours la semaine dernière après avoir été harcelée sur les réseaux sociaux. Sa famille souhaite désormais lancer une association afin de sensibiliser le grand public à l’intimidation, l’anxiété et la dépression.

Amy vivait avec ses deux parents à Katherine, une ville de six mille habitants située dans le Territoire du Nord en Australie.

Suicide Periscope

L’adolescente était connue pour avoir été l’égérie de la marque Akubra, une marque spécialisée dans la fabrication de chapeaux australiens.

Elle avait 14 ans et toute la vie devant elle

Pleine de vie, elle menait une vie tout à fait normale et elle était très appréciée de ses camarades.

L’année dernière, Amy a commencé à être prise pour cible par des internautes sur les réseaux sociaux. Elle a bien entendu tenté de calmer la situation, mais la situation s’est rapidement dégradée au fil des mois et l’adolescente s’est lentement enfoncée dans la dépression.

Épuisée, à bout de souffle, elle a donc pris la décision de mettre fin à son calvaire le 3 janvier en s’ôtant la vie.

L’affaire a été rendue publique moins d’une semaine plus tard, lorsque le père de l’adolescente a pris la parole pour revenir sur le drame. Après avoir remercié ses proches pour leur indéfectible soutien, l’homme a fermement condamné les intimidateurs responsables de la mort de sa fille :

“Cette semaine a été un exemple de la manière dont les médias sociaux devraient être utilisées, et cela a aussi été un exemple de ce que cela ne devrait pas être.”

Il a ensuite invité toutes les personnes se cachant derrière cette vaste campagne d’intimidation à venir le voir, lui et sa famille, afin d’être témoins de leur souffrance et de la dévastation résultant de leur attitude. Pour finir, il a appelé les intimidateurs à cesser leurs agissements et à arrêter de faire comme si leurs propos n’avaient aucun impact.

Le cyberharcèlement, un mal qui nous concerne tous

Akubra a également publié un communiqué dans lequel la marque condamne à son tour les agissements de ces internautes :

“L’intimidation est inacceptable. C’est à nous de nous lever lorsque nous sommes témoins d’une campagne d’intimidation. Dolly (le surnom d’Amy, ndlr) était la fille, la soeur ou l’amie de quelqu’un. Nous devons nous assurer que toute personne confrontée à une telle crise sache qu’il y a toujours quelqu’un à qui parler.”

L’intimidation a toujours existé, c’est un fait, mais les réseaux sociaux ont considérablement amplifié le phénomène et il suffit désormais d’un mot maladroit ou même d’une simple erreur d’appréciation pour être pris pour cible par des hordes d’internautes, des internautes qui n’ont pas toujours conscience que des personnes faites de chair et de sang se cachent derrière les pixels affichés sur leur écran.

Le phénomène s’est en outre considérablement amplifié depuis ces deux ou trois dernières années et il suffit de passer quelques minutes sur Twitter pour s’en rendre compte. Ces attaques incessantes sont parfois difficiles à vivre pour des adultes, mais on peut aisément imaginer leur impact sur des adolescents en pleine construction.

Les parents d’Amy espèrent donc pouvoir faire changer les choses et c’est précisément pour cette raison qu’ils souhaitent lancer une association de lutte contre la cyberintimidation.

Ils refusent en effet que leur fille soit morte pour rien.

Je profite de cet article pour rappeler que le gouvernement français a lancé un portail entièrement dédié à toutes ces questions : Non au Harcèlement. Si vous êtes victime de cyberharcèlement, n’hésitez surtout pas à le consulter et à en parler autour de vous.

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