Harvard a refusé dix étudiants pour des commentaires sur Facebook

Initialement ludique et populaire chez les ados, Facebook est de plus en plus pris au sérieux. Dernièrement, Harvard a décidé de refuser l’admission de dix étudiants. Le motif est que ces derniers ont échangé des discussions offensantes et gênantes au sein d’un groupe privé. La décision de la prestigieuse université américaine est évidemment très controversée. Le débat concernant la protection de la liberté à discuter de tels propos est ouvert chez les étudiants.

Le groupe en question porte le nom de « Harvard memes for horny bourgeois teens ». Cela signifie, en français, « Mèmes de Harvard pour des ados bourgeois et chauds ». Selon des témoignages, il s’agissait au début d’un terrain privé pour débattre de la culture populaire et d’autres sujets de la vie quotidienne.

Harvard Facebook

Toutefois, au bout de quelques semaines, les discussions auraient dérapé. Les membres auraient en effet commencé à écrire et partager des commentaires sexuellement explicites.

Méfiez-vous des commentaires laissés sur Facebook

« Beaucoup d’étudiants étaient enthousiastes à l’idée de former un groupe de discussion avec des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt. » a écrit dans un mail une étudiante inscrite dans les deux groupes.

Elle souligné qu’au début, les messages publiés auraient été « bien intentionnés ».

Les membres du groupe étaient essentiellement ceux qui étaient membres du « Harvard College Class of 2021 ». Il s’agit d’un autre groupe privé de la « Promotion 2021 de l’université Harvard ». C’était un défi lancé par les fondateurs du groupe qui aurait déclenché ces messages jugés intolérables par Harvard. Ils auraient encouragé les futurs étudiants à écrire des messages plus provocants.

Des gens qui faisaient n’importe quoi

Crimson, le journal officiel de l’université d’Harvard a pu obtenir des captures d’écran du groupe privé. « Certains mèmes et des images se moquaient d’agressions sexuelles, de l’Holocauste et de la mort d’enfants. Quelques messages plaisantaient sur le fait que l’abus sexuel d’enfants pouvait s’avérer être excitant, tandis que d’autres visaient des ethnies ou groupes raciaux spécifiques. Quelqu’un a ainsi qualifié l’hypothétique pendaison d’un enfant mexicain ‘piñata time’ », a-t-il rapporté.

Néanmoins, la réaction de l’université n’est pas approuvée par tous. « Je ne pense pas que l’université devrait avoir le droit de proposer puis de refuser des admissions, car l’image de Harvard n’était pas en jeu. C’étaient simplement des gens qui faisaient n’importe quoi. » a souligné une étudiante.

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