Harvard recommande le port du masque pendant les rapports intimes

Le Covid-19 n’a pas seulement tué des millions de personnes à travers le monde, le virus nous a également éloignés les uns des autres.

Faute d’un vaccin, les instances sanitaires recommandent en effet le respect des gestes barrière pour freiner la propagation du virus. Il est donc nécessaire de nous tenir éloignés les uns des autres, mais également de porter un masque lorsque nous devons emprunter les transports en commun.

Un couple enlacé sur un lit

Photo de Becca Tapert – Unsplash

Un changement radical pour notre espèce, une espèce qui doit principalement sa survie à sa sociabilité.

Le Covid-19, un virus qui nous éloigne les uns des autres

Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, le respect des gestes barrière ne doit pas s’arrêter à nos promenades en ville ou à nos courses. Pas d’après la dernière étude publiée par Harvard en tout cas.

La prestigieuse université a en effet mené de nouveaux travaux portant sur la sexualité pendant la pandémie. Et la conclusion des chercheurs est sans appel : le port du masque est recommandé pendant l’acte.

Le Covid-19 n’est clairement pas le virus le plus dangereux auquel l’humanité a dû faire face. Et même si le bilan humain est conséquent, il reste encore loin de celui du SIDA, par exemple, ou encore de la grippe espagnole. Néanmoins, ce nouveau coronavirus ne doit pas non plus être pris à la légère et sa forte contagiosité le rend extrêmement dangereux.

C’est la raison pour laquelle de nombreux états ont préféré confiner leur population ces derniers mois et c’est aussi la raison pour laquelle les gestes barrière ne doivent pas être optionnels.

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Un impact réel sur notre sexualité

Ils sont nécessaires, pas seulement pour nous et nos proches, mais aussi pour protéger les personnes les plus exposées.

Et si l’on en croit les conclusions rendues par Harvard, alors les gestes barrière et la distanciation sociale doivent aussi trouver leur place dans notre intimité, et plus précisément dans notre sexualité.

L’étude explique ainsi que le contact sexuel comporte lui aussi un risque d’exposition au coronavirus. Harvard précise d’ailleurs que le risque est équivalent pour toutes les formes de contact sexuel en raison du fait que le virus peut être « facilement transmis par les aérosols et les fomites ». Soit par la respiration et les objets contaminés, pour faire plus simple.

Mais se priver totalement de sexe paraît compliqué et Harvard a donc réalisé un tableau dépeignant le risque pour chaque acte sexuel.

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Les gestes barrière doivent aussi être appliqués dans l’intimité

Sans surprise, l’abstinence est la pratique la moins risquée. Le contraire aurait de toute manière été étonnant. De même pour la masturbation ou encore pour les activités sexuelles en ligne. Ici, les chercheurs mettent tout de même en garde contre certains comportements malveillants comme la sextorsion.

Les rapports sexuels avec des personnes vivant en confinement au sein du foyer sont moins dangereux, mais il existe tout de même un risque.

Et bien sûr, le risque explose dans le cas de relations sexuelles avec une personne vivant à l’extérieur du foyer. Ici, le port du masque n’est pas seulement recommandé, il est jugé indispensable.

Mais ce n’est pas tout. Harvard recommande également de prendre une douche avant et après l’acte, mais aussi de procéder à un nettoyage du lieu avant l’acte. Les chercheurs rappellent en effet que le Covid-19 est capable de survivre pendant plusieurs jours sur des surfaces stables.

En revanche, ils indiquent aussi que pour le moment et au vu de l’état actuel de nos connaissances, il n’est pas scientifiquement prouvé que le virus soit transmissible sexuellement.

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Sortez couvert

Ceci étant, le coronavirus n’est pas le seul virus dont il faut s’inquiéter et si l’on parle beaucoup de ce dernier en ce moment, les maladies sexuellement transmissibles représentent toujours un danger.

L’étude ne s’arrête pas entendu pas à ces seuls constats. Elle s’attarde également sur d’autres éléments comme les effets psychologiques de l’abstinence sexuelle. Les chercheurs rappellent ainsi que l’expression sexuelle fait partie intégrante de la santé humaine, mais qu’elle est souvent négligée par les professionnels de la santé. Ce qui est bien entendu problématique. L’abstinence, couplée à la distanciation sociale, peut en effet avoir un impact psychologique important et Harvard appelle donc les médecins à prendre davantage en considération ce point.

En réalité, les chercheurs vont même plus loin. Ils estiment en effet que les professionnels de santé ne doivent pas éluder ces sujets et qu’ils doivent ainsi être en mesure d’apporter des conseils concrets sur les pratiques sexuelles sécuritaires en cette période de pandémie.

L’étude complète peut être consultée à cette adresse.

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