Hawaï : l’employé responsable de la fausse alerte au missile a été licenciée

Le 13 janvier 2018, les habitants d’Hawaï ont eu la frayeur de leur vie après qu’un message leur ait été envoyé pour leur annoncer qu’un missile balistique allait s’écraser sur leur île. Le message avait été envoyé à 8h heure locale. Durant une bonne quarantaine de minutes, les Hawaïens ont vécu dans la terreur sans savoir qu’il s’agissait en fait d’une erreur.

Quarante minutes après l’annonce de ce danger imminent, l’élu démocrate à la Chambre des Représentants Tulsi Gabbard a fait une déclaration publique pour indiquer qu’il s’agissait en fait d’une fausse alerte. À l’origine de tout ce branle-bas de combat, un salarié qui avait mal compris les consignes qui lui ont été données.

Missile Satan 2

Aujourd’hui, on apprend que l’employé qui a diffusé cette fausse information a été licencié par l’Agence de gestion des urgences d’Hawaï (HEMA en anglais).

Habitué aux bavures

C’est lors d’une conférence de presse qui a eu lieu le 30 janvier 2018 que le général Joe Logan, chef des forces armées d’Hawaï, a annoncé le licenciement de l’employé qui avait commis la faute. Dans un rapport préliminaire, il est noté que ce n’est pas la première fois que le salarié faisait ce genre d’erreur.

Il était même désigné comme une source d’inquiétudes depuis 10 ans. Ce rapport souligne notamment le fait qu’il « était incapable de comprendre la situation qui se présentait à lui et qu’il avait déjà confondu la réalité avec des exercices à au moins deux reprises. »

Persuadé d’avoir pris la bonne décision

De son côté, l’employé dont l’identité n’a pas été dévoilée affirme avoir cru qu’il s’agissait d’une situation réelle alors que ce n’était qu’un exercice. Le problème est survenu suite à un problème de communication entre le responsable de vacation de nuit et celui de jour qui ne se trouvait pas sur place lors de l’annonce de l’exercice.

Le message d’alerte pour annoncer l’exercice a été diffusé par le commandement du Pacifique, en charge de détecter les missiles nord-coréens. Ce que l’employé n’a pas remarqué est qu’à la fin du message, il était clairement stipulé que ce n’était qu’un exercice.

Malgré les excuses qu’il a avancées, il a quand même été démis de ses fonctions pour éviter que ce genre d’incidents ne se reproduise.