Hegra, l’ancienne cité de 2000 ans, est désormais ouverte aux touristes

L’Arabie saoudite ouvre Hégra aux touristes, l’ancienne citée qui a marqué l’histoire de la civilisation nabatéenne. Une « modernisation » du site est également prévue.

Ayant obtenu la reconnaissance de l’ONU en 2008, Madâin Sâlih ou Madain Saleh est devenu le premier site culturel de l’Arabie saoudite à être considéré comme un patrimoine mondial de l’UNESCO. On y trouve entre autres la cité nabatéenne d’Hégra qui s’étend sur près de 500 ha. 

Photo d’Abdan Syakuro – Unsplash.com

En raison de son importance du point de vue culturel et historique, le gouvernement saoudien a récemment décidé d’ouvrir ce dernier au grand public. Vieux d’environ 20 siècles, Hégra est un vestige vivant de la civilisation nabatéenne des 2e et 3e siècles av. J.-C.. Niché sur un rocher massif dans le désert, à une vingtaine de kilomètres de l’oasis d’al-‘Ula, le site peut donc désormais être visité par les touristes.

Pour annoncer la nouvelle, les autorités royales saoudiennes ont publié un communiqué dans lequel elles notent que cette ouverture aux touristes emportera les visiteurs dans un voyage vivant.

Un monument intact

Comme le souligne le Smithsonian Magazine, Hégra était autrefois un comptoir florissant du commerce international. Grâce aux efforts déployés par la dynastie royale de l’Arabie saoudite dans sa préservation, il est resté pratique intact pendant près de 2000 ans. Son architecture rappelle celle du célèbre site archéologique de Petra, lequel se trouve en Jordanie.

Toutefois, en plus du rôle qu’il a joué dans les échanges commerciaux au temps des Nabatéens, Hégra renferme un autre secret majeur. Selon les historiens, il pourrait nous aider à comprendre davantage la réalité autour du mode de vie de cette civilisation qui a régné en Arabie.

Des infrastructures pour accueillir les touristes

Selon l’architecte Jean Nouvel, l’architecture d’Hégra adopte une approche curatoriale, car elle raconte des histoires des millénaires passés. Le monument constitue un lieu à la fois historique et idéal pour se ressourcer grâce au paysage hors du commun de la région où il se trouve. D’ailleurs, afin de mieux satisfaire les visiteurs, un certain degré de modernité et de rénovation aura été nécessaire.

“La magistrale innovation architecturale de Jean Nouvel souligne notre engagement à développer Al-‘Ula en tant que destination touristique mondiale sans compromettre l’histoire, le patrimoine et le paysage d’Al-Ula », a déclaré Amr AlMadani, chef de la Commission Royale pour l’oasis Al-‘Ula. D’ici 2025, 40 suites et trois villas ainsi que 4 pavillons privés et un centre de loisirs seront ainsi construits près de Hégra.