Hermeus réussit son test et se rapproche un peu plus d’un Air Force One hypersonique

Les rêves de concevoir un Air Force One hypersonique semblent à portée de main pour le constructeur américain Hermeus, une startup travaillant dans le domaine de l’aéronautique. La boîte a en effet réussi un test en début du mois, essentiel pour la réalisation de cet objectif ambitieux.

Ces tests ont ainsi porté sur un prototype de moteur hypersonique, des tests qui se sont avérés très prometteurs. Pour information, ce prototype est capable de développer une puissance qui permettra à l’avion d’atteindre une vitesse allant jusqu’à Mach 5, soit environ 6 174 km/h.

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Le futur Air Force One. Crédits Hermeus.

Une réussite qui a valu à la startup la signature d’un contrat avec l’US Air Force et qui pourrait bien lui ouvrir les portes d’un tout nouvel avenir dans le domaine de la construction aéronautique.

Un nouveau contrat et des changements à venir dans la flotte américaine

En signant le contrat avec l’US Air Force, Hermeus sera donc chargé de la construction d’un futur avion qui rejoindra la célèbre flotte présidentielle des États-Unis d’Amérique.

Il a en effet été convenu qu’Hermeus travaillera sur un projet d’Air Force One hypersonique, alors même que Boeing est supposé livrer le prochain Air Force One l’année prochaine. Une annonce qui pourrait bien augurer un mauvais présage pour l’actuel prestataire.

Une conférence de presse sur le sujet a aussi révélé que le contrat concernant ce projet mentionne également l’intégration de demandes particulières de l’US Air Force dans le design du prochain Air Force One signé Hermeus.

Un futur déjà planifié pour le constructeur aéronautique

Outre cette bonne nouvelle, les tests sur le prototype ayant été effectués en Mars dernier, Hermeus planifie déjà la sortie d’un appareil de démonstration volant à Mach 5 d’ici les 4 prochaines années. Ainsi, la prochaine décennie devrait aussi voir circuler des vols commerciaux, toujours à Mach 5, selon les déclarations de Skyler Shuford, cofondateur de la startup, en 2019.

Ces avions seront alors capables de faire le trajet New York — Paris en une heure et demie. Shuford souligne que « viser de tels objectifs n’a rien de vraiment miraculeux » et qu’il est tout à fait concevable d’utiliser les matériaux et technologies déjà existantes pour y arriver.