Homo longi, l’hominidé qui offre un autre regard sur notre évolution

En 1933, des paléontologues ont fait la découverte d’un crâne fossile vraiment particulier au nord-est de la Chine. En raison des étranges caractéristiques de ce dernier, la communauté scientifique n’a jamais été en mesure de l’associer à une espèce connue. Mais selon une étude, dont les résultats sont récemment parus dans la revue Innovation, la donne a changé.

En effet, une équipe composée d’experts chinois, britanniques et australiens, a enfin réussi à résoudre le mystère. Il s’agirait en fait d’un crâne qui appartient à un membre d’une ancienne espèce humaine inconnue, l’Homo longi. Et ce n’est pas tout.

Un des premiers hommes
Crédits Pixabay

Cette étude a également permis de faire une étonnante découverte concernant l’évolution de l’Homme. Ainsi, grâce à une étude phylogénétique approfondie, l’Homo longi serait particulièrement proche de nous. En tout cas, plus proche de nous que ne le serait l’Homme de Néanderthal.

La découverte d’une nouvelle espèce d’hominidé

Pour la précision, les paléontologues ont retrouvé ce crâne d’Homo longi près de la ville de Harbin, dans la formation rocheuse du Heilongjiang (Chine). Après analyses, les scientifiques affirment que ce spécimen avait 50 ans à sa mort.

En s’intéressant à l’âge de la formation dans laquelle se trouvait ce crâne, les chercheurs avancent qu’elle date du Pléistocène, c’est-à-dire entre 125 000 et 800 000 ans avant nous. Quant au crâne fossilisé, il est vieux de plus de 146 000 années.

Justement, si l’identification de cette espèce a donné du fil à retordre, ce fut à cause des caractéristiques uniques de ce crâne. En effet, tandis que les orbites oculaires de l’Homo longi sont carrées, ses arcades sourcilières sont épaisses et ses dents sont vraiment imposantes. Des caractéristiques qu’on ne retrouve pas chez les autres espèces d’hominidés.

Une grande découverte concernant notre propre espèce

Les chercheurs ont également mené une étude phylogénétique afin de définir les liens existants entre l’Homo longi et les autres espèces d’hominidés déjà répertoriées. Ce qui a permis de confirmer que l’Homo neanderthalensis, l’Homo sapiens et l’Homo longi partageaient un ancêtre en commun.

Grâce à cette expérience, les experts ont alors pu relier 5 autres fossiles, aussi retrouvés au nord-est de la Chine, à l’Homo longi. Plus important, alors que l’on croyait jusqu’à présent que l’Homme de Néanderthal était le plus proche parent de l’Homme, l’Homo longi a maintenant pris sa place.

Mots-clés paléontologie