Houston : le maire souhaiterait réguler les maisons closes de sexdolls

Ces dernières années, les robots sexuels n’ont cessé de gagner en popularité. En 2017, une maison close de sexdolls a même été ouverte à Toronto, au Canada. Face au succès, KinkySdollS, l’entreprise à l’origine de cette maison de plaisir insolite, a décidé d’en ouvrir une autre, cette fois-ci aux États-Unis, dans la ville de Houston au Texas.

L’initiative n’est cependant pas au goût de tous. C’est notamment le cas de Sylvester Turner, le maire de Houston lui-même. Ce dernier n’est pas du tout enchanté à l’idée qu’un « bordel de robots sexuels » ouvre ses portes dans sa ville et n’a pas manqué de le faire savoir.

L’ouverture de l’établissement est prévue pour le mois d’octobre, mais pour l’instant, aucune date officielle n’a pas encore été communiquée.

Le maire s’oppose au projet

Dans un entretien avec la chaîne locale KHOU-TV, Sylvester Turner a déclaré qu’il était en train d’examiner toutes les ordonnances qui lui permettraient de réglementer l’établissement, voire même d’interdire son ouverture. Dans son combat, le maire peut compter sur le soutien des habitants de Houston qui sont également nombreux à s’opposer farouchement au projet.

Une pétition a même été lancée, arguant que « Les maisons closes des robots vont finalement nuire aux hommes, à leur compréhension de la sexualité saine et augmenter la demande de prostitution et d’exploitation sexuelle de femmes et d’enfants. »

En seulement quelques jours, la pétition est parvenue à récolter plus de 8 000 signatures.

Les sexdolls, un marché lucratif

Dans son établissement de sexdolls à Toronto, KinkySdollS propose aux clients de louer une prostituée robot pour une soixantaine de dollars les trente minutes. Quand on sait qu’un robot coûte à peu près 2 500 dollars, impossible de ne pas se rendre compte que la « location » est une solution rentable et intéressante aussi bien pour les clients que pour l’établissement.

On ne sait pas encore quels seront les tarifs pratiqués dans celui qui va ouvrir à Houston mais il s’agit clairement d’une bonne affaire pour KinkySdollS. L’entreprise ne compte d’ailleurs pas s’arrêter à si bon compte car elle prévoit d’ouvrir une dizaine d’autres maisons closes aux États-Unis d’ici 2020 et ce, peu importe le nombre de détracteurs.

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