Huawei a commencé à vendre des ordinateurs avec ses puces en Chine

Huawei met sur le marché chinois des ordinateurs équipés de sa propre puce ARM. La firme privilégie la production tout au long du processus, et ce jusqu’à la commercialisation. Ce nouveau PC n’est effectivement disponible que sur le territoire chinois. La contrepartie de cette autonomie serait le manque de performances. D’ailleurs, un YouTuber basé à Hong Kong a réalisé un test complet de son système afin d’évaluer ses capacités.

Le résultat ne s’était pas avéré très prometteur pour les consommateurs. Pour l’heure, l’objectif de  la société serait de se détacher petit à petit des entreprises américaines. Elle préfère prendre les devants avant qu’un autre boycottage la désavantage encore un peu plus face à ses concurrents.

Huawei a imaginé un téléphone à clapet

A priori, la machine répond surtout aux besoins des utilisateurs qui se limitent à des applications bureautiques.

Une production entièrement chinoise

En dépit de la hausse de ses ventes de PC portables au début de l’année, Huawei paraît décidé à ouvrir ses horizons avec cette nouvelle production entièrement chinoise. Toutes les pièces sont labélisées Made in China.

Entre autres prestataires, HiSilicon, la filiale de Huawei, a fourni la puce Kunpeng 920, en 7 nm et à 8 cœurs, utilisée par l’ordinateur. À cela s’ajoutent une carte graphique Radeon RX550 et une RAM de 16 Go. Avec un SSD de 256 Go, ce modèle n’est pas à la traîne en comparaison avec les autres produits de cette gamme.

Le revers de la médaille est que les acheteurs sur le marché chinois doivent débourser une somme assez colossale d’environ 1 068 dollars pour s’en procurer. Compte tenu de ses caractéristiques peu avancées et de son prix quelque peu élevé, il est clair que ce produit ne cherche pas à concurrencer les fournisseurs américains.

À lire aussi : Huawei a imaginé un téléphone pliant à clapet

Quelques points faibles détectés ?

Le test de Blender Car Demo mis en œuvre par le YouTubeur en question a pris 11 minutes et 47 secondes.

À l’instar des puces des smartphones de l’entreprise, celle de cette machine se voit dépourvue de support logiciel. C’est sans doute sa plus grande faille. Son bon fonctionnement est également compromis par une certaine lenteur, non seulement de la lecture des vidéos, mais aussi des autres pilotes.

D’ailleurs, les utilisateurs n’ont accès qu’à une sélection très limitée d’applications. Il manque même les logiciels les plus connus tels que les produits Adobe. Avec son système d’exploitation UOS (Unity operating system) développé par Linux, il ne faudrait pas s’attendre à utiliser des programmes en 32 bits.

Mots-clés huawei