Huawei et ZTE désormais considérés comme des menaces à la sécurité intérieur aux Etats-Unis

Le gouvernement américain n’est plus en bons termes avec les entreprises chinoises Huawei et ZTE depuis plus d’un an. Cependant, l’on n’a jamais évoqué les réels dangers que représentaient ces deux firmes pour l’Amérique auparavant.

Le 30 juin dernier, la Federal Communications Commission (FCC) a officiellement déclaré que les deux fabricants de smartphones étaient désormais classés comme « national security threats » ou « menaces pour la sécurité nationale ».

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Pour l’instant, Huawei et ZTE n’ont pas encore répondu à la déclaration de la FCC. Cependant, cela ne devrait pas tarder à arriver.

Les firmes risqueraient de livrer des informations délicates au Parti communiste chinois

Pour justifier cette décision, Ajit Pai, président de la FCC explique que les deux firmes chinoises représentent des risques de sécurité nationale pour les réseaux de communication américains et pour l’avenir de la 5G.

Huawei et ZTE entretiendraient notamment des liens étroits avec le Parti communiste chinois et l’appareil militaire chinois. En outre, ils seraient également entièrement soumis à la loi chinoise. Ils auraient ainsi l’obligation de coopérer avec les services de renseignement du pays.

Par conséquent, l’agence indépendante du gouvernement des États-Unis chargée de réguler les télécommunications et les médias de la nation ne veut pas courir le risque que le Parti communiste chinois exploite les vulnérabilités du réseau et compromettre son infrastructure de communication essentielle.

Une très mauvaise nouvelle pour les deux firmes chinoises

Il est évident que cette annonce risque de mettre Huawei et ZTE dans une situation délicate. Désormais, les entreprises de télécommunications américaines ne peuvent plus utiliser les subventions gouvernementales pour acheter des équipements auprès des deux firmes chinoises.

Mais ce n’est pas tout, l’agence a également déclaré que les équipements fabriqués par les deux entreprises installées et utilisés en Amérique devront également être remplacés. Et pour couronner le tout, d’autres pays – notamment l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et Taïwan – ont également décidé d’interdire Huawei après cette déclaration.

Notons que les deux firmes chinoises ne seront toutefois pas les seules à se retrouver en difficulté. Huawei et ZTE ont notamment la capacité de fournir des matériaux bon marché aux entreprises de télécommunication américaines grâce au faible coût de la main-d’œuvre chinoise. Ainsi, ces dernières auront du mal à trouver des fournisseurs proposant des prix aussi intéressants.

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