Huawei pourrait lancer sa nouvelle plateforme à l’automne

Huawei se trouve dans une situation très délicate. Suite au décret signé par le président américain, l’entreprise a en effet perdu ses contrats de licence avec Google, Qualcomm, Broadcom, Intel et ARM. Elle n’est donc plus autorisée à utiliser les produits de ces sociétés, ni même ceux de toutes les autres entreprises américaines.

Suite à la publication de ce décret, Google a ouvert les festivités en annonçant avoir interrompu ses relations commerciales avec Huawei et ses différentes filiales.

Test du Huawei P30 Pro : image 11

Si cette décision n’aura aucun impact sur les appareils déjà présents sur le marché, elle met en péril le lancement des prochains smartphones de la marque chinoise.

Huawei dans la tourmente

Honor est d’ailleurs lui aussi concerné et le lancement du Honor 20 Pro a ainsi été suspendu pour un délai indéterminé.

Plus problématique, plus tôt ce matin, ARM a annoncé à son tour la suspension de tous les accords commerciaux liant l’entreprise à HiSilicon. Le fondeur ne pourra donc plus utiliser l’architecture de l’entreprise américaine pour concevoir ses puces.

Pour le moment, Huawei est dans l’expectative et l’entreprise doit réfléchir à une nouvelle stratégie. De nombreuses sources évoquent ainsi le lancement à venir d’une nouvelle plateforme mobile propriétaire.

Or justement, selon Engadget, Richard Yu aurait indiqué lors d’un échange sur WeChat que le lancement de cette nouvelle plateforme serait prévu pour l’automne. L’info n’a cependant pas été confirmée par le principal intéressé, et toutes les sources ne semblent pas aller dans la même direction.

The Information a ainsi publié un article un peu plus tôt dans la semaine, un article dans lequel nos confrères indiquent tout simplement que le Projet Z, le nom de code de cette nouvelle plateforme, serait encore loin – et même très loin – d’être finalisé.

Une nouvelle plateforme pour l’automne ?

D’après une de leurs sources, il resterait encore beaucoup à faire pour boucler le projet et être en mesure de l’exploiter commercialement.

A l’origine, le Projet Z était en effet davantage considéré comme un plan B et Huawei aurait ainsi commencé à travailler dessus en 2012 suite à l’interdiction dont avait fait l’objet ZTE. Plus tard, Richard Yu avait à son tour confirmé l’existence de cette plateforme, tout en indiquant qu’il espérait ne pas avoir à le lancer.

Ce que l’on peut aisément comprendre. Les consommateurs ne choisissent pas uniquement leur smartphone pour son design, sa fiche technique ou ses fonctions et ils raisonnent de plus en plus en termes d’écosystème.

Android, de son côté, est bien implanté, notamment auprès du grand public. Imposer une nouvelle plateforme n’a rien d’une sinécure et nous en avons d’ailleurs eu l’exemple avec Windows Phone. En dépit de tous les investissements consentis par Microsoft, ce dernier n’a pas réussi à s’imposer durablement sur le marché.

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