Huawei préparerait un « Programme Pilote » qui va utiliser un système d’exploitation russe pour remplacer Android

L’entreprise chinoise Huawei a été placée sur une liste noire par le gouvernement des États-Unis, une liste l’empêchant d’avoir accès à la technologie américaine. Selon un article de Reuters paru le lundi 26 août dernier, la compagnie chinoise serait ainsi en ce moment en train d’étudier la possibilité d’utiliser le système d’exploitation d’origine russe Aurora pour remplacer Android sur ses appareils mobiles.

D’après Reuters, Aurora est l’unique système d’exploitation de la Russie et n’est actuellement pas utilisé.

Test du Huawei P30 Pro : image 12

Le projet d’Huawei consiste alors à installer l’OS sur des centaines de milliers de tablettes qui seront utilisées lors de la campagne de recensement de la population russe en 2020.

Selon une autre source, le recensement prévu pour 2020 serait un essai concernant l’utilisation d’Aurora à grande échelle. C’est aussi la première étape du lancement de l’OS russe sur les appareils Huawei.

Un système d’État

Par rapport à cette nouvelle, une porte-parole de Huawei a déclaré que la société chinoise était en train de discuter avec le ministre russe des Communications pour la mise en place d’un arrangement.

Pour le projet, les deux parties parlent d’installer Aurora sur 360 000 tablettes d’Huawei d’ici août 2020.

Aurora est la propriété de l’entreprise de télécommunication Rostelecom qui est elle-même contrôlée par l’État. Rostelecom est aussi en charge de sélectionner les tablettes qui seront utilisées lors du recensement et étudie différentes options de collaboration avec le géant chinois.

La position de Huawei

L’administration Trump a placé Huawei sur sa liste noire vers le début de cette année 2019. La compagnie chinoise est accusée de représenter une menace au niveau de la sécurité nationale. Le président américain l’accuse même d’être impliquée dans des histoires d’espionnage.

Les États-Unis évoquent également des fraudes et des vols commerciaux, allant même jusqu’à demander l’extradition de sa responsable des finances, Meng Wanzhou, du Canada. Cette dernière est en effet suspectée d’avoir violé les sanctions contre l’Iran.

De nombreuses entreprises occidentales ont coupé tout contact avec Huawei. Après une période de grâce, il est prévu que la firme chinoise perde l’accès aux futures mises à jour d’Android. Ce qui risque d’avoir des conséquences fâcheuses sur les ventes réalisées par la marque.

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