IBM est désormais capable de graver des puces en 5 nm

Nouvelle révolution en vue du côté des processeurs, SoC et des autres puces qui nous filent un sacré coup de pouce au quotidien. Actuellement gravées entre 10 et 14nm selon les firmes positionnées sur ce secteur et les technologies utilisées ; les puces présentes dans nos smartphones, nos ordinateurs et une myriade d’autres appareils, pourraient profiter d’un gain notable de performance dans un avenir proche, cette fois grâce à IBM.

La firme américaine a en effet indiqué être capable de graver des microprocesseurs en 5nm. Pour être plus explicite, cette nouvelle finesse de gravure permet d’intégrer près de 30 milliards de transistors à une puce de la taille d’un ongle. Avec ce procédé, IBM prévoit une augmentation de 40% des performances des processeurs – et ce avec la même consommation énergétique que les dernières puces 10 nm.

IBM 5nm

Le géant américain IBM a annoncé être à présent capable de faire tenir 30 milliards de transistors sur une puce de la taille d’un ongle, grâce à la gravure 5nm.

La compagnie a en outre annoncé qu’à même niveau de performance, un microprocesseur gravé en 5 nm sera 75% moins gourmand énergétiquement parlant qu’un de ses homologues actuellement sur le marché. Inutile de préciser que les choses risquent d’évoluer très vite pour nos smartphones (entre autres) cours des prochaines années.

Un nouveau record rendu possible grâce à un partenariat

Pour mettre au point ce nouveau procédé de gravure IBM n’a pas agi seul, mais avec l’aide de deux partenaires de taille, Samsung d’une part et le fondeur GlobalFoundries d’autre part.

Les trois entités ont travaillé d’arrache-pied au cours des derniers mois pour renouveler leur exploit. Il y a deux ans ces dernières étaient en effet parvenues à affiner leur gravure à un niveau de 7 nm, permettant de fait l’intégration de 20 milliards de transistors sur une puce.

Si cette technologie 7 nm est attendue l’année prochaine sur le marché, la gravure 5 nm ne devrait quant à elle pas pointer le bout de son nez avant 2020. Il reste donc du temps à IBM et ses acolytes pour fignoler le tout et entamer les recherches qui mèneront – sans doute – au franchissement d’un nouveau palier d’ici deux à trois ans.

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