IBM muscle son offre Cloud Computing en rachetant Red Hat

C’est pratiquement officiel, l’éditeur de logiciel open-source Red Hat va bientôt intégrer l’équipe Hybrid Cloud d’IBM. La firme américaine, qui souhaite renforcer ses positions sur le secteur – très juteux -, du Cloud Computing, a annoncé ce dimanche 28 octobre être sur le point de racheter Red Hat pour un montant total de 34 milliards de dollars.

Spécialisé dans l’édition de logiciels et services open source destinés aux entreprises, avec pour centre d’intérêt principal le Cloud et les serveurs sous Linux, Red Hat avait été – en 2012 – le premier fournisseur de services open-source à atteindre le seuil du milliard de dollars de chiffre d’affaires. Cette acquisition a notamment pour but d’étendre l’offre actuelle d’IBM en matière de Cloud Computing. Un secteur particulièrement attractif pour les géants de la Tech. En témoignent par exemple les investissements notables consentis, depuis quelques années, par Microsoft pour son Cloud Azure ou encore Amazon pour sa division Web Services. Des investissements conséquents qui ont largement contribué à la très bonne présence de ces deux firmes sur ce marché.

IBM a annoncé dimanche l’acquisition imminente de Red Hat. Spécialisée dans l’édition de logiciels open-source, l’entreprise intégrera l’équipe Hybrid Cloud d’IBM pour un montant chiffré à pas moins de 34 milliards de dollars.

Reste que du côté d’IBM on est à deux doigts d’exulter. “L’acquisition de Red Hat va changer la donne. Cela change tout sur le marché du Cloud“, a notamment affirmé Virginia “Ginni” Rometty, la CEO d’IBM, visiblement très confiante quant aux retombées que cette acquisition pourrait générer pour IBM. “IBM va devenir le premier fournisseur mondial de cloud hybride“, a-t-elle ainsi assuré. Dans son propre communiqué, le patron de Red Hat se montre également enthousiaste à l’idée de ce rachat et réaffirme sa volonté de rester “inébranlablement attaché aux innovations open source“.

IBM : rattraper Microsoft et Amazon sur le Cloud… mais pas seulement

Il faut dire que l’aide de Red Hat ne sera pas de trop pour permettre à IBM de tenir efficacement la cadence face à Microsoft et Amazon. Eux aussi très bien implantés dans le monde de l’entreprise, les deux géants de la côte ouest menacent directement les intérêts de la firme d’Armonk (côté est) sur un secteur pro qui reste son milieu de prédilection depuis les années 90. Dans ces conditions, autant dire que l’investissement massif d’IBM en cette fin octobre n’est pas innocent. Il s’agit d’ailleurs du plus gros rachat de l’histoire de l’entreprise.

A noter par ailleurs que cette décision est d’autant plus stratégique, qu’en acquérant Red Hat, IBM s’assure de pouvoir lutter contre Microsoft dans le domaine de l’édition open source. Difficile en effet d’oublier le rachat, en juin dernier, de Github (également spécialisé sur ce marché) par le géant de Redmond pour la bagatelle de 7,5 milliards de dollars.

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