ID Software reconnaît avoir recours au crunch pour boucler Doom Eternal

« Crunch » : c’est l’un des mots qui sera les plus revenus l’an dernier dans le milieu vidéoludique. Un mot synonyme d’heures supplémentaires très épuisantes pour boucler des jeux attendus, généralement des AAA. Rockstar avait dû faire face à un énorme scandale suite aux révélations de développeurs surmenés sur Red Dead Redemption II, tout comme Epic Games avec Fortnite, son célèbre Battle Royale, régulièrement mis à jour par des équipes au fort turn-over. Côté CD Projekt, le studio polonais a reconnu devoir passer par cette méthode pour finir Cyberpunk 2077 tandis que le crunch aura été l’une des causes de la fermeture de Telltale.

Aujourd’hui, un nouveau studio reconnaît devoir passer par le crunch pour finir son jeu.

DOOM

Crédit : Id Software

Il s’agit d’Id Software, dont la sortie de son Doom Eternal approche.

Un crunch nécessaire selon le producteur exécutif de Doom Eternal

Doom Eternal n’y échappera pas : Marty Stratton, producteur exécutif du titre, reconnaît que les équipes feront face à un crunch. Pourtant, le jeu d’Id Software avait vu sa date de sortie repoussée pour permettre aux équipes de souffler – l’un des employés affirme même qu’il s’agit de l’un des meilleurs titres du studio. Mais malgré les précautions, il faudra pour les équipes bosser beaucoup plus pour que Doom Eternal soit prêt à l’heure.

Nous tentons d’être très respectueux du temps et de la vie des employés. Nous avons des équipes dévouées qui font le choix de bosser beaucoup plus dans de nombreux cas.

C’est très bien car nous souhaitons que le jeu soit parfait. Nous voulons qu’il soit à la hauteur de nos exigences et celles des joueurs.

Le producteur évoque tout de même des « équipes dévouées qui font le choix de bosser beaucoup plus dans de nombreux cas » : s’agit-il d’un choix délibéré ou d’une pression dans une grosse boîte chez Id Software ? Surtout lorsque l’on sait que le titre est édité par Bethesda, dont le traitement des employés a également souvent défrayé la chronique.

Cet aveu de Marty Stratton prouve une nouvelle fois que le crunch est une constante chez les gros studios et l’évoquer permet à Id Software de prendre les devant en cas de potentiel scandale.

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