Il a retrouvé la vue grâce à un ‘oeil bionique’

Il s’appelle Ray Flinn, il a 80 ans et il souffre d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Cela fait maintenant plusieurs années qu’il est dépourvu de vision centrale mais sa vie vient de prendre un tout nouveau tournant grâce à l’équipe médicale de l’hôpital de Manchester. Elle a effectivement implanté sur la rétine du retraité un… oeil bionique.

La DMLA est une maladie qui apparaît généralement à partir de l’âge de 50 ans. Elle ne rend pas les gens totalement aveugles mais elle entraine un affaiblissement important des capacités visuelles.

Argus II

L’implant Argus II a permit à Ray Flinn de retrouver sa vision centrale.

A l’heure actuelle, personne ne sait ce qui provoque cette maladie mais elle a été décrite pour la première fois en 1874 par un certain Karl Stargardt, un ophtalmologiste allemand.

La DMLA a été décrite pour la première fois en 1874

Peu de gens le savent mais la dégénérescence maculaire liée à l’âge est à l’heure actuelle la première cause de malvoyance après cinquante ans dans les pays développés. D’après les derniers chiffres en date, plus de 12% de la population entre 65 ans et 75 ans présenterait une DMLA.

Les spécialistes pensent qu’elle pourrait augmenter de 50% dans les cinq prochaines années.

Ray Flinn souffre de cette maladie depuis plusieurs années maintenant et il était ainsi incapable de distinguer les sujets placés au centre de son champ de vision.

Mais ça, c’était avant. Le Professeur Paulo Stanga, chirurgien ophtalmologiste au Manchester Royal Eye Hospital, a effectivement installé un implant oculaire Argus II au dessus de sa rétine pour l’aider à recouvrer la vue.

Cet implant est fabriqué par la société américaine Second Sight et il est vendu autour de 115 000 euros. Il est habituellement utilisé sur les aveugles et il se présente sous la forme d’une lentille à placer sur la rétine du patient.

Elle n’est malheureusement pas autonome et elle doit obligatoirement pouvoir communiquer avec un appareil portatif spécifique pour fonctionner. Il se présente sous la forme d’une paire de lunettes de soleil équipée d’une caméra miniature et d’un boitier capable de traiter en temps réel toutes les images capturées avant de les retransmettre sous la forme d’impulsions électriques à l’implant oculaire.

L’intervention a duré pas loin de quatre heures et tout s’est bien passé. Maintenant, le vrai défi ce sera de parvenir à miniaturiser le dispositif et à en réduire le coût de fabrication pour venir en aide aux millions de personnes souffrant de DMLA.

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