Il est apparemment préférable de ne pas ouvrir les fenêtres quand vous conduisez

Un groupe international de chercheurs de l’université de Surrey, en Grande-Bretagne, a étudié le taux de particules nocives présentes dans les voitures lorsque le trafic routier est important.

Or comme beaucoup, vous avez l’habitude de conduire avec les fenêtres ouvertes lorsqu’il fait chaud. Il s’agit pourtant d’une très mauvaise idée si l’on en croit les recherches menées par le Global Center for Clean Air Research (GCARE). L’étude affirme en effet que cette pratique expose les automobilistes aux particules nocives et dangereuses générées par la pollution atmosphérique.

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L’étude s’est particulièrement concentrée sur une dizaine de villes qui sont les plus pauvres au monde et dont la circulation est très dense pendant les heures de pointe : Dhaka (Bangladesh), Chennai (Inde), Guangzhou (Chine), Medellín (Colombie), São Paulo (Brésil), Le Caire (Égypte), Sulaymānīyah (Iraq), Addis-Abeba (Éthiopie), Blantyre (Malawi) et Dar-es-Salaam (Tanzanie).

Réduisez votre exposition aux particules fines en fermant les fenêtres !

Ce n’est plus un secret, la pollution atmosphérique est vraiment dangereuse pour la santé : les derniers chiffres communiqués par l’OMS, indique que la pollution de l’air fait environ 7 millions de victimes par an à travers le monde. C’est parce qu’elle génère des particules fines qui sont non seulement cancérigènes, mais également très nocives pour les poumons et le cœur.

Or d’après les récentes études menées par les chercheurs du GCARE, lorsque le trafic routier est important, les particules générées sont vraiment très denses, d’où l’importance de fermer les fenêtres de la voiture. En faisant cela, les automobilistes et leurs passagers réduisent leur exposition à la pollution atmosphérique de 90 % pendant les heures de pointe matinales, et de 40 % le soir.

Quelles autres précautions prendre ? (en plus de rouler fenêtres closes)

Les chercheurs du GCARE ont avancé plusieurs suggestions pour aider à réduire l’exposition aux particules fines dans les voitures. Ils conseillent notamment d’éviter les heures de pointe, car cela permettrait d’éviter jusqu’à 80 % des particules générées pendant les gros trafics et les embouteillages. Ils suggèrent également que les voitures commercialisées dans les pays pauvres devraient être équipées de filtres d’habitacle plus efficaces pour éliminer les particules fines.

« […] Nous avons besoin d’autant de voitures que possible hors route, ou de plus de véhicules verts pour réduire l’exposition à la pollution atmosphérique », a déclaré le professeur Prashant Kumar, directeur du GCARE. « C’est encore un rêve lointain dans de nombreux pays de l’APD. Les voitures climatisées sont inaccessibles pour de nombreux automobilistes pauvres et vulnérables à travers le monde, mais nos données sont claires et cohérentes pour les 10 villes participantes ».

Il a également ajouté que les recherches se poursuivent pour récolter et fournir toutes les « informations nécessaires pour mettre en place des programmes, des politiques et des stratégies pour protéger les plus vulnérables de nos communautés et trouver des solutions réalistes à ces graves problèmes. » L’étude a été publiée en détail dans la revue Science of the Total Environment.

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