Il existerait 3 types d’employés, dont un très rare

Selon des études en psychologie sociale, les capacités sociales influent considérablement sur la réussite professionnelle d’un individu. Ces aptitudes concernent, par exemple, sa manière d’interagir avec ses patrons, ses collègues, ses clients, etc. Les psychologues ont donné un nom à l’ensemble des attitudes répertoriées à ce sujet : « style de réciprocité ».

Adam Grant, un psychologue organisationnel et professeur à Wharton, a dénombré trois principaux styles de réciprocité. Il les présente dans son livre intitule Give and Take : A Revolutionary Approach to Success.

Une illustration représentant le travail
Image par Megan Rexazin de Pixabay – image recadrée

D’après ce best-seller, les profils qui se distinguent sont : les preneurs, les matchers et les donateurs.

Parmi ces trois catégories de professionnels, Grant estime que les donateurs sont les plus rares. D’ailleurs, les personnes appartenant à cette catégorie auraient tendance à bénéficier des faveurs de leur employeur.

Les donateurs, des employés exceptionnels

Adam Grant explique que les preneurs se considèrent comme dans une compétition. Ils pensent que personne ne s’occupera d’eux. Ils priorisent donc leurs propres intérêts. S’ils choisissent d’aider autrui, ce sera uniquement s’ils ont plus à y gagner qu’à perdre.

Ensuite, les matchers agissent selon le principe du donnant-donnant. Si une personne les aide, ils feront de même. Réciproquement, lorsqu’ils rendent service, ils s’attendent à ce que le bénéficiaire leur rende la pareille.

Enfin, les donateurs mettent autrui avant leur personne. Ils prêtent une attention particulière aux attentes de leur entourage. Selon Grant, leur comportement au travail serait semblable à l’attitude qu’adopte un individu envers sa famille ou ses amis.

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Des donateurs aux caractères diamétralement opposés

Adam Grant explique que les donateurs sont très performants. Au moment de réaliser des choix ou d’imposer des limites, ils agissent de manière stratégique. Leur plus grand avantage est leur capacité à obtenir une faveur quand ils en ont besoin. Les donateurs seraient également plus ambitieux que les preneurs et les matchers.

Grant tient tout de même à préciser que ce ne sont pas tous les donateurs réussissent. Si la plupart réussissent, certains d’entre eux seraient même perçus comme des ratés. L’auteur estime que leur échec s’explique par leur incapacité à obtenir de l’aide. Ils ne feraient que donner jusqu’à être à bout.

Ainsi, les donateurs réussissent lorsqu’ils donnent intentionnellement tout en restant focalisés sur leur objectif à long terme. Inversement, ils échouent lorsqu’ils fléchissent afin d’éviter les confrontations.