Il ne faut que 80 minutes à un gang pour recruter un ado sur Snapchat

L’histoire s’est passée il y a deux ans. Un ado de 14 ans a répondu à un message sur Snapchat. 80 minutes plus tard, il est emmené par des gangsters et se retrouve à vendre de la drogue. Un gang a formé le jeune homme pour qu’il devienne un dealer. Les malfrats lui ont appris les ficelles du métier. Il a vendu de l’héroïne, du crac et de la cocaïne à des toxicomanes pour un peu moins de 3.000 euros par jour. Au bout d’une semaine, sa mère et des sauveteurs l’ont retrouvé.

Il n’y a pas que de bonnes rencontres sur les réseaux sociaux. Ce jeune garçon l’a compris à ses dépens. Après qu’il ait discuté avec des inconnus, il a vécu une vie de délinquant. Il s’est retrouvé avec un groupe de malfaiteurs. Récemment, il a raconté anonymement son calvaire à BBC.

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L’ado, qui a fugué de chez lui, a cherché un moyen d’avoir de quoi survivre. Il croit l’avoir trouvé en répondant à un post qu’il a vu sur Snapchat qui proposait de l’argent et un toit en échange de services.

80 minutes pour être recruté en tant que dealer

Moins d’une heure et demie après ses premiers messages, il se retrouve nez à nez avec des malfaiteurs qui l’emmènent et lui proposent de vendre de la drogue.

« Pour être honnête avec vous, c’est né d’un simple message… Au bout de 1h 20 après nos échanges, ils étaient déjà là », raconte-t-il à BBC lors d’une interview dans laquelle il a tenu à garder l’anonymat.

Le groupe de gangsters l’a formé rapidement. Ils lui ont appris la manière de dissimuler la drogue dans son corps. Ils ont profité du fait que le jeune homme n’était pas encore majeur.

« Concrètement, quand on se fait arrêter par la police, ils ne peuvent pas me faire une fouille corporelle ou un truc du genre, évidemment car j’étais mineur, c’est pour cela qu’ils m’ont utilisé pour cacher la marchandise. » 

Le graçon

Des dealers se servent de lignes téléphoniques dédiées

Les gangs du comté procèdent par téléphone concernant leurs transactions. Ils se servent de lignes téléphoniques spécialisées. Ces délinquants envoient des messages de masse à leur client afin d’organiser un réseau. Ils cherchent ensuite des coursiers. Les malfrats ciblent plutôt les mineurs ainsi que les personnes vulnérables, plus discrets, pour transporter la drogue. La tête pensante, elle, reste dans l’ombre.

L’ado a réalisé environ 500 euros par commande et y revient 5 fois par jour. Il a fourni essentiellement des toxicomanes confirmés.

L’utilisation des réseaux sociaux pour recruter des nouveaux maillons de ces gangs de ligne n’est pas un fait isolé. La police britannique essaie d’endiguer ce fléau. Elle travaille à la fois avec les parents, les associations antidrogues et des plateformes antigangs. Ce procédé a porté ses fruits vu les retrouvailles de l’ado avec sa famille.

Les réseaux sociaux peuvent constituer des pièges, surtout pour les plus jeunes. La mère de l’adolescent a donc conseillé aux autres parents de surveiller les fréquentations de leurs enfants. Elle ne souhaite à personne afin de vivre le même calvaire qu’elle.

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