Il pense avoir résolu le mystère du “Hum”

Glen McPherson travaille comme chercheur à l’Université de la Colombie-Britannique au Canada depuis plusieurs années. Accessoirement, il est aussi une des nombreuses personnes victimes du désormais très célèbre “hum”. Oui, et il pense avoir enfin trouvé la clé du mystère, et donc l’origine de ce phénomène pas comme les autres.

Si ce nom ne vous dit rien de particulier, alors sachez que le “hum” est un phénomène inexpliqué se manifestant par un son très caractéristique, un son de basse fréquence dont la source est totalement inconnue. Du moins pour le moment.

Hum

L’énigme du “hum” sera peut-être bientôt résolue.

Mais ce n’est pas la plus surprenante de ses caractéristiques car le son en question n’est pas entendu par tout le monde.

Tout le monde n’entend pas le “hum”

Non et le plus fou, finalement, c’est qu’il ne serait produit ni par l’oreille de l’auditeur, ni par son environnement direct. Avouez que c’est étrange. Certes, et encore plus lorsqu’on sait que le “Hum” n’a pas de frontière. Sa présence a en effet été rapportée en plusieurs endroits autour du globe, et notamment en Afrique, en Europe, en Océanie et en Amérique du Nord.

Les personnes qui entendent ce son le comparent souvent à celui d’un moteur diesel tournant au ralenti et il serait en outre plus intense à l’intérieur des habitations.

Pendant un temps, les scientifiques ont pensé que ce bourdonnement était directement émis par la planète mais leur théorie n’a malheureusement pas tenu la route, et ce pour une raison assez évidente : les premiers témoignages datent du début des années 70-80.

Le problème, bien sûr, c’est que le “hum” a aussi donné vie à de nombreux hoax et il suffit ainsi de lancer une simple recherche sur YouTube ou sur n’importe quelle plateforme du même genre pour trouver des dizaines de vidéos censées nous faire entendre le phénomène. Ce ne sont cependant que de simples mises en scène.

Glen McPherson a commencé à entendre ce son en 2012

Glen McPherson a commencé à entendre ce son en 2012 alors qu’il vivait près du village côtier de Sechelt, sur la Sunshine Coast de la Colombie-Britannique.

Au début, il a pensé qu’il s’agissait d’un hydravion mais il s’est très vite rendu compte que ce n’était pas le cas puisqu’il était le seul à pouvoir l’entendre. Le pire, dans l’histoire, c’est que ce bourdonnement ne l’a jamais quitté et il l’entend toujours à l’heure actuelle.

Il a passé les années qui ont suivi à tenter de déterminer l’origine de ce bruit et il a donc mené diverses expériences comme de couper l’alimentation électrique de sa maison ou même de s’éloigner des villes et de la civilisation. Le “hum” n’a jamais disparu.

Glen a alors fait ce que la plupart des gens font lorsqu’ils n’arrivent pas à trouver une explication à un phénomène : il a demandé conseil à Google. Là, il s’est rendu compte qu’il n’était pas le seul à entendre ce bruit et il a donc approfondi ses recherches. En parallèle, il a aussi créé une base de données afin de recouper les témoignages de toutes les personnes victimes du “hum”, des témoignages qu’il a pris soin de vérifier en amont afin d’éviter les mauvaises surprises.

Grâce à cette base de données, il a pu dégager plusieurs tendances et il s’est notamment rendu compte que le “hum” touchait surtout les hommes (55 %) âgés de plus de 40 ans. En outre, il y a huit fois plus de personnes ambidextres dans sa base de données que dans la population générale. Etrange, n’est ce pas ?

Il a retenu quatre théories pouvant expliquer le phénomène

Certes, mais ce n’est pas le plus fou car l’environnement n’a aucun lien avec cet étrange son. Des personnes très isolées l’entendent aussi bien que des gens vivant dans de grandes villes.

En s’appuyant sur ses travaux, Glen McPherson a aussi pu déterminer que le “hum” n’avait pas de lien direct avec les acouphènes. Les personnes souffrant de ce maux entendent le curieux bourdonnement en plus du reste.

Au fil des années, il a développé plusieurs théories intéressantes. La première, c’est que le “hum” est lié à une particularité anatomique particulière, une particularité touchant uniquement un faible pourcentage de la population. La seconde, c’est qu’il est lié à un phénomène terrestre ou géologique, une piste qui avait d’ailleurs été creusée par trois chercheurs français l’année dernière.

La troisième hypothèse ne manque pas de logique non plus. Glen pense en effet que le “hum” est peut(être provoqué par une accumulation de sons à basse fréquences provoquée par les activités industrielles.

La faute aux russes et aux américains ?

Et puis, il y a la quatrième hypothèse, celle qui lui semble la plus probable. Le chercheur pense en effet que le “hum” peut être causé par les ondes radios super-longue portée utilisées par les américains et les russes pour communiquer avec leurs sous-marins.

Ces ondes sont en effet très particulières car elle peuvent plus facilement pénétrer la matière.

Fait intéressant, il n’est pas le seul à le penser car David Deming en est arrivé exactement à la même conclusion que lui. Il avait même dédié une étude complète à cette question, une étude que vous pouvez retrouver ici au format PDF.

Maintenant, pour s’en assurer, il n’y a malheureusement qu’un seul moyen : demander aux gouvernements américains et russes de couper toute communication pendant 24 heures.

Quelque chose me dit que cela risque d’être très compliqué à organiser.

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