Il reste encore des animaux inconnus à découvrir sur Terre

Nous ne connaissons pas notre planète aussi bien que nous le pensons. Une étude menée par les chercheurs Mario Moura et Walter Jetz, de l’Université de Yale, nous apprend qu’il y a encore des animaux que nous n’avons pas découverts sur Terre. Selon eux, seuls 13 à 18% des espèces vivantes qui peuplent notre planète sont connues à ce jour. Toutefois, ils ont souligné que « ce chiffre pourrait être aussi bas que 1,5%. »

Au vu de l’état actuel de la Terre, certaines de ces espèces risquent de disparaître avant même que nous les ayons découvertes. Dans un effort pour faciliter la détection de ces animaux inconnus, Mario Moura et Walter Jetz ont établi une carte qui montre les endroits où il est le plus susceptible de les trouver.

La photo d'un serpent
Image de SeppH de Pixabay

Ces chercheurs détaillent les résultats de leurs travaux dans la revue Nature Ecology & Evolution.

Un travail minutieux

Pour réaliser leur carte, Mario Moura et Walter Jetz ont analysé les données des 32 000 vertébrés connus à ce jour. Ils se sont notamment penchés sur leurs caractéristiques, leur emplacement et leur aire de répartition géographique. Les résultats de ces travaux ont ensuite été extrapolés à un modèle qui a permis d’obtenir un indice sur les endroits où on peut tomber sur des espèces inconnues.

Grâce à cette démarche, ils ont pu élaborer une carte montrant les espèces qui n’ont pas encore été découvertes dans les quatre principaux groupes de vertébrés, à savoir les mammifères, les amphibiens, les oiseaux et les reptiles. Elle indique également dans quelle région du globe il y a le plus de chance de les trouver.

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Cap sur le Brésil, l’Indonésie, Madagascar et la Colombie

Selon eux, les pays comme le Brésil, l’Indonésie, Madagascar ou encore la Colombie pourraient abriter certaines de ces espèces. Leurs forêts tropicales humides en font de véritables niches écologiques. Toutefois, malgré l’existence de cette carte, les chercheurs restent réalistes.

« Les nouvelles découvertes de ces espèces seront probablement rares à l’avenir. »

D’après Walter Jetz, « au rythme actuel des changements environnementaux à l’échelle mondiale, il ne fait aucun doute que de nombreuses espèces vont s’éteindre avant même que nous ayons appris leur existence et que nous ayons eu la chance de réfléchir à leur sort. » Il poursuit en déclarant « qu’une telle ignorance est inexcusable, et nous devons aux générations futures de combler rapidement ces lacunes dans nos connaissances. »

Mario Moura et Walter Jetz ont conclu leur étude en expliquant qu’il est « primordial de mieux connaître la biodiversité avant qu’elle ne disparaisse. »