Il se fait arnaquer sur Le Bon Coin et traverse la France pour cambrioler son vendeur

Le 9 avril 2020, un homme de 46 ans originaire de Tours avait acheté un ordinateur d’une valeur de 1 015 euros à un Haut-Saônois sur Le Bon Coin. Le problème, c’est que le vendeur ne lui a pas envoyé son appareil, et il a fini par contacter plusieurs avocats et associations de consommateur. Mais entretemps, il a décidé de parcourir près de 500 kilomètres pour récupérer lui-même son bien.

Le vendeur est un homme de 41 ans, habitant dans la région de Scey-sur-Saône. Même si l’acheteur avait déjà payé, il n’a jamais procédé à l’envoi de l’appareil en question. Au début, il a indiqué que c’était dû à la restriction de la taille des colis en période de confinement par La Poste. Il a ensuite déclaré que l’ordinateur était cassé et qu’il fallait encore le réparer. Pendant ce temps, l’appareil a été remis en vente sur le site internet.

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Durant le cambriolage de la maison du vendeur, le Tourangeau a profité de son passage pour lui prendre une tablette et un chéquier en plus de l’ordinateur.

De Tours à Scey-sur-Saône

Afin de récupérer ce qui lui revenait de droit, le Tourangeau a décidé de prendre le volant pour se rendre en Haute-Saône le 25 mai 2020. Sur place, il n’a pas pu obtenir l’adresse du vendeur auprès de la commune. Cependant, il a quand même réussi à retrouver la maison de son arnaqueur dans le petit village où celui-ci habitait.

Il est ainsi entré par effraction dans le domicile et a récupéré l’ordinateur qui était en parfait état. Il a également piqué un chéquier et une tablette qui appartenaient au vendeur avant de repartir à Tours.

Suite à cet événement, le vendeur a porté plainte pour vol par effraction tandis que l’acheteur lui, a porté plainte pour escroquerie.

Les deux hommes ont été punis par la loi

Selon les informations, le Haut-Saônois aurait déjà été condamné deux fois auparavant pour escroquerie. Le procureur a déclaré qu’il ne faisait aucun doute qu’il avait des intentions malhonnêtes. « Il n’en est pas à son coup d’essai », a-t-il indiqué. Quant à l’acheteur, le ministère public a proposé une sanction symbolique d’un mois avec sursis, rappelant ainsi que se faire justice soi-même ne se faisait pas.

Finalement, l’arnaqueur a été condamné à trois mois de prison ferme et a dû payer 149 euros, le prix d’un chargeur, à celui qu’il avait escroqué. En effet, même si le Tourangeau a pu récupérer son ordinateur, il a oublié de prendre le chargeur lors de l’opération.  Il a en tout cas été condamné à quatre mois avec sursis.