Selon ces scientifiques, il serait temps d’ajouter une “Catégorie 6” à l’échelle de classification des ouragans

Avec le changement climatique, les tempêtes violentes deviennent de plus en plus fréquentes. Les informations sur les dispositions à prendre lors d’une tempête sont généralement communiquées à travers les médias, mais parfois, l’ampleur de la menace n’est pas toujours communiquée correctement aux différentes populations.

Pour classer l’intensité des ouragans dans l’hémisphère occidental, le National Hurricane Center utilise une échelle appelée Saffir-Simpson Windscale. Cette échelle permet d’alerter les habitants pour qu’ils prennent les précautions nécessaires. Cependant, avec l’augmentation en puissance des ouragans au cours de ces dernières années, les scientifiques du Lawrence Berkeley National Laboratory et de la First Street Foundation estiment qu’il est temps d’ajouter une  « Catégorie 6 » à l’échelle de classification des ouragans.

Ouragans
Crédits Pixabay

Selon les chercheurs, cinq tempêtes apparues au cours de ces dix dernières années auraient déjà atteint ce niveau.

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Une méthode de mesure à reconsidérer ?

La mesure Saffir-Simpson Windscale est basée sur les vitesses maximales moyennes du vent sur une minute. Un ouragan de Catégorie 1 commence à une vitesse de 119 km/h, et l’échelle évolue jusqu’à la Catégorie 5 qui correspond aux vitesses du vent supérieures à 252 km/h.

Selon les explications de Michael Wehner, auteur principal de l’étude, leur objectif est de reconsidérer comment le caractère ouvert de l’échelle de Saffir-Simpson peut conduire à une sous-estimation du risque. L’étude tente ainsi de démontrer les conséquences de cette sous-estimation dans un monde en réchauffement.

Lorsque l’eau chaude des océans et l’air chaud et humide entrent en contact, il y a formation des tempêtes tropicales. Avec le changement climatique, ces températures semblent augmenter de manière rapide, ce qui conduit à l’augmentation de l’intensité des ouragans, mais aussi de la vitesse avec laquelle ils gagnent en puissance.  

L’importance de la Catégorie 6

Vu la situation, les auteurs de l’étude pensent qu’une catégorie supplémentaire doit être ajoutée à l’échelle. D’après eux, la Catégorie 5 concerne les tempêtes avec une vitesse du vent comprise entre 252 et 309 km/h, et la nouvelle catégorie, la Catégorie 6, couvrirait toute tempête devenant plus puissante que cette limite supérieure

Les données collectées entre 1980 et 2021 ont montré que cinq tempêtes avaient atteint des intensités suffisamment élevées pour se trouver dans la Catégorie 6 hypothétique. L’Ouragan Patricia,  qui a frappé l’Amérique Centrale en 2015, en fait partie. Considéré comme le plus puissant cyclone tropical jamais enregistré, la vitesse de ses vents avait atteint 345 km/h.

James Kossin, co-auteur de l’étude, a déclaré que des changements dans les messages sur les risques de cyclones tropicaux sont nécessaires pour mieux informer le public sur les inondations intérieures et les ondes de tempête. Avec cette étude, l’équipe espère attirer l’attention sur les lacunes potentielles de l’échelle de Saffir-Simpson. L’ajout d’une sixième catégorie à l’échelle pourrait d’autre part aider à la sensibilisation aux dangers de l’augmentation du risque d’ouragans majeurs due au réchauffement climatique.

Un article sur l’étude a été récemment publié dans la revue PNAS.

SOURCE: New Atlas

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