Il va aussi falloir se méfier des applications de suivi des règles

Depuis quelques années, les applications de suivi des règles ont beaucoup de succès auprès de la gent féminine. Flo, Clu, pTracker ou encore Glow, les femmes ont largement le choix. En plus de leur permettre de suivre de près leur cycle pour éviter la surprise des règles qui arrivent sans crier gare, ces applications servent également parfois de moyens de contraception à certaines femmes qui ont des cycles réguliers. Ce qui n’est cependant pas sans danger, puisque cette méthode manque cruellement de fiabilité.

Toutefois, il semble que tout n’est pas rose du côté des applications de suivi des règles. En tout cas, c’est ce qu’affirme Talia Shadwell, une ancienne utilisatrice de ce genre d’application. Sur Twitter, cette dernière a suscité le buzz à travers une série de publication qui incite les femmes à se méfier des applications de suivi de règles.

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D’après Talia Shadwell, ces applications revendraient les données personnelles de leurs utilisatrices à des entreprises.

Assaillie par des pubs

Sur Twitter, Talia Shadwell a raconté qu’elle s’était rendue compte qu’il y avait quelque chose qui clochait avec son application lorsqu’elle a commencé à être assaillie par des publicités concernant la grossesse et les nouveau-nés sur Facebook.

En se penchant de plus près sur le sujet, Talia a découvert que c’est l’application qu’elle utilisait qui était à l’origine de toutes ces publicités. A un moment, Talia a oublié de mettre à jour les informations de son cycle sur l’application qui en a automatiquement déduit que c’est parce qu’elle était enceinte alors que ce n’était pas le cas.

Un oubli qui a permis à Talia d’ouvrir les yeux

« Comme beaucoup de femmes que je connais, j’utilise une application de suivi des règles. Je l’ai ouvert aujourd’hui et je me suis rendu compte que je n’ai pas enregistré le cycle du mois dernier. L’application m’a averti que j’étais très « en retard. » » a-t-elle expliqué.

« Parce que j’ai oublié d’enregistrer mon cycle, l’application a conclu que j’étais enceinte et a commencé à communiquer mes données personnelles à d’autres entreprises. » Pour s’assurer que son hypothèse tenait la route, Talia a de nouveau enregistré son cycle sur l’application. « Lorsque j’ai corrigé mon cycle, toutes les publicités que je recevais ont cessé. »

Talia a indiqué que ces applications stipulaient pourtant dans leur politique de confidentialité qu’elles ne divulguaient pas les données personnelles de leurs utilisatrices.