Il va peut-être falloir vous méfier de votre téléviseur

Vizio, une entreprise américaine, a été condamné. Les téléviseurs de la marque espionnaient en effet les habitudes de leurs utilisateurs à leur insu. Pire, les données récoltées étaient en plus vendues aux publicitaires pour qu’ils puissent mettre au point des campagnes encore plus ciblées. L’amende a été fixée à un peu plus de deux millions de dollars.

Peu connue chez nous, Vizio est une marque très bien établie sur le marché américain. L’entreprise californienne a en effet ouvert ses portes en 2002 et elle est devenue en cinq ans la marque la plus vendue sur tout le territoire.

Télévision espion

Vizio a été condamné par la justice pour avoir espionné ses clients… à leur insu.

En 2016, elle a fini par se retrouver dans le collimateur du géant chinois LeEco et ce dernier a dépensé pas moins de deux milliards de dollars pour mettre la main sur tous ses actifs.

Vizio, une entreprise un peu trop curieuse

Vizio, comme la plupart des constructeurs du marché, a très vite commencé à produire des téléviseurs intelligents. Avec succès. La marque a en effet réussi à écouler un peu plus de 11 millions de télévisions connectées en l’espace de quelques années.

Mais voilà, en effectuant des analyses poussées, la FTC a découvert que ces produits avaient la fâcheuse tendance à se montrer un peu trop curieux.

En réalité, ces téléviseurs analysaient en permanence et en temps réel ce que regardaient leurs propriétaires et la manière dont ils le faisaient. Pour ne rien arranger, les données collectées étaient mises en corrélation avec les données personnelles des clients de la marque. Des données comme leur sexe, par exemple, ou même leur situation maritale, leurs revenus, leur niveau d’éducation ou leur âge.

Vizio n’utilisait pas ces données pour son propre compte. Elles étaient en effet cédées à des tiers en échange de quelques billets verts.

Une amende de 2,2 millions de dollars

Ensuite, grâce à ce système, les régies publicitaires étaient capables de diffuser des publicités encore plus ciblées en s’appuyant sur l’adresse IP de ces millions de consommateurs.

Vizio n’est pas le seul constructeur à proposer ce type de service. Toutefois, dans ce cas précis, la collecte se faisait sans l’accord explicité des consommateurs et c’est précisément ce qui a poussé le procureur général du New Jersey à engager des poursuites contre l’entreprise.

Le dossier a été présenté devant un juge et ce dernier a finalement condamné le fabricant à une amende de 2,2 millions de dollars. L’entreprise a fait savoir qu’elle ne comptait pas faire appel. Un choix judicieux, à ne pas en douter.

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