Il vaut mieux ne pas demander de conseils sexuels à Siri

L’Université d’Otago a conduit une étude étonnante portant sur les assistants virtuels. Les chercheurs ont en effet entrepris de poser cinquante questions d’ordre sexuel à Siri et à Google Assistant afin de comparer leurs réponses. Le verdict est sans appel.

Le marché des assistants virtuels est en pleine expansion et la plupart des figures emblématiques du secteur high-tech comptent ainsi un outil de ce type à leur catalogue.

Etude Sexe

Apple a été parmi les premiers à ouvrir le bal avec Siri, un assistant présent sur le marché depuis le lancement de l’iPhone 4s et donc 2011.

Siri vs Google Assistant vs Google Search

L’outil a d’ailleurs pas mal évolué au fil de ces dernières années et il a ainsi fini par trouver sa place sur les ordinateurs de la marque.

Google n’a pas été long à répliquer bien entendu et le géant américain a ainsi lancé l’année suivante Google Now, un assistant capable de devancer les attentes et les besoins de ses utilisateurs. Encore une fois, son éditeur l’a gratifié de plusieurs mises à jour par la suite et il l’a même gratifié d’un tout nouveau module dopé à l’intelligence artificielle l’année dernière, un module du nom de Google Assistant.

L’Université d’Otago s’intéresse beaucoup aux assistants vocaux et plusieurs chercheurs de l’établissement ont ainsi eu l’idée de conduire une étude un peu particulière afin d’évaluer avec précision la pertinence de ces deux outils.

L’expérience était relativement basique et il s’agissait tout simplement de déterminer si Siri et Google Assistant étaient capables de répondre pertinemment à des questions d’ordre sexuel.

Les chercheurs ont donc commencé par mettre sur pied un questionnaire en se basant sur un site spécialisé du nom de NHS Healthy Choices et ils ont ensuite modifié les requêtes avec de tester certaines fonctions propres à ces deux assistants. Comme la localisation de commerces ou encore la recherche d’images et de vidéos.

En parallèle, ils ont également fait appel aux lumières de Google Search pour chaque question de leur questionnaire.

Pour Siri, le terme “STI” est un indice boursier

Sans surprise, l’expérience a révélé que les recherches traditionnelles passées depuis le moteur étaient beaucoup plus efficaces que celles recourant aux services de ces deux assistants. Google Search a en effet obtenu un score de pertinence de 72 %, contre seulement 50 % pour Google Assistant et… 32 % pour Siri.

Intrigués, les chercheurs ont poursuivi leurs investigations et ils ont alors réalisé que Google Search et Google Assistant étaient beaucoup plus à l’aise que leur concurrent pour trouver des photos montrant des personnes en train d’avoir des relations sexuelles.

Pire, ils ont également réalisé que Siri avait la fâcheuse tendance à répondre complètement à côté.

En demandant à l’assistant des informations sur la ménopause, par exemple, ce dernier les a ainsi renvoyées vers la page Wikipédia consacrée au spectacle Menopause the Musical.

Quant au terme STI (IST, ndlr), il a été interprété par l’assistant comme un simple code boursier.

Siri n’a cependant pas que des mauvais côtés. L’outil est en effet plus à l’aise que ses concurrents pour localiser des services de proximité et cela prouve finalement que les nombreux investissements faits par Apple en matière de géolocalisation ont fini par porter.

Les résultats de l’étude peuvent être consultés à cette adresse.