Il y a 20 ans, on a demandé à des couples d’avoir des relations sexuelles dans un IRM

En 1991, des scientifiques néerlandais très en vue ont mené une expérience pour le moins surprenante. Ils ont demandé à plusieurs couples d’avoir des relations sexuelles dans une machine IRM afin d’étudier le fonctionnement des organes génitaux. Et plus de deux décennies plus tard, on en parle toujours.

Comme le rappelle Vice dans son article, l’expérience de ces chercheurs a porté sur huit couples au total, dont un était composé par deux acrobates de rue, sans pour autant leur être totalement exclusif.

Sexualité

Trois femmes célibataires ont également été invitées à participer à l’étude.

Huit couples ont fait l’amour dans une machine IRM

L’expérience reposait sur plusieurs sessions. Les participants, recrutés par le biais d’une émission scientifique locale, ont été invités à se rendre dans une salle où se trouvait une machine IRM entourée de longs rideaux.

Les chercheurs ne pouvaient donc pas les regarder directement.

Les trois femmes participantes à l’étude se sont placées sur le dos dans la machine et il leur a été demandé de se donner du plaisir seules. Ensuite, ce sont les couples qui ont dû en faire de même, en respectant un protocole extrêmement strict.

Les femmes devaient ainsi entrer dans la pièce en premier et se déshabiller complètement avant de se glisser dans la machine IRM. L’idée était en effet de disposer d’un scan de référence de leur bassin afin de pouvoir comparer son agencement avant et après la relation sexuelle.

Ensuite, les hommes étaient invités à entrer dans la pièce et à avoir des relations sexuelles avec leur partenaire, dans la position du missionnaire. L’idée n’était pas d’obtenir un orgasme mutuel. Les hommes devaient donc mener leur petite affaire et quitter ensuite la pièce. Les chercheurs ont ensuite demandé aux femmes de se donner du plaisir jusqu’à l’orgasme, seules.

Une expérience qui se focalisait sur les changements induits par l’acte sur les organes génitaux des participants

Deux scans supplémentaires devaient alors être pris : un durant la phase de pré-orgasme et un autre vingt minutes après que les participantes aient atteint le point culminant de leur plaisir.

Les chercheurs ont ensuite observé attentivement les scans de chaque participant pour tenter de déterminer une tendance. Ils ont alors découvert que le pénis ne restait pas droit pendant le coït et qu’il prenait la forme d’un boomerang. Plus intéressant, en effectuant des mesures précises, ils ont aussi réalisé qu’environ un tiers de la longueur du pénis était en réalité… sa racine. L’organe s’étirant de lui-même pendant le rapport.

Les scans ont également révélé des changements importants chez les participantes à l’étude. Les images prises durant la phase d’excitation ont mis au jour un soulèvement rapide de l’utérus et un allongement des parois vaginales.

Un an plus tard, en 2000, l’étude a été récompensée d’un prix Ig-Nobel, une version parodique du célèbre prix. Étrangement, le papier publié par les chercheurs s’est très vite retrouvé au centre de toutes les attentions.

L’article en question est en effet devenu l’article le plus vu et le plus téléchargé du BMJ, une revue spécialisée très en vue dans le milieu scientifique. Et ce pendant plusieurs années.

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